Le nouveau Fisheries Partnership Agreement entre Maurice et l’Union européenne sera profitable aux pêcheurs locaux. Selon les termes de l’accord, chaque bateau européen exploitant notre zone maritime engagera dix pêcheurs locaux. Le ministre de la Pêche avance qu’environ 860 pêcheurs trouveront ainsi de l’emploi, le contrat prévoyant une flotte de 86 bateaux. Nicolas Von Mally précise également que le FPA permettra d’assurer la pérennité de notre Seafood Hub.
Le secteur de la Pêche est appelé à jouer un rôle plus important dans l’édifice économique. C’est en ces termes que le ministre de la Pêche explique les avantages pour Maurice de signer un accord de partenariat avec l’Union européenne (UE). Le Fisheries Partnership Agreement (FPA) 2012-2015 a été signé le mois dernier en présence d’Alessandro Mariani (ambassadeur et chef de la délégation à Maurice) et de Stefaan Depypere (directeur des affaires internationales de l’UE).
À la suite des craintes exprimées par les pêcheurs locaux, Nicolas Von Mally leur a donné la garantie que les bateaux européens pêcheraient à 15 milles nautiques de nos côtes. « Ils pêcheront principalement du thon au nord d’Agalega. Nous n’avons pas suffisamment de bateaux à Maurice pour aller pêcher dans cette région. Comme le thon est un poisson migrateur, si nous les ratons c’est un manque à gagner pour notre industrie thonière. »
Outre le fait de rapporter Rs 2 millions d’euros par an à Maurice en termes de frais, le FPA permettra aussi de sauvegarder quelque 7 000 emplois dans le secteur du food processing. « Ce sont ces bateaux qui fourniront nos usines en thon. » Dix pêcheurs de la République de Maurice seront engagés sur chaque bateau, précise par ailleurs Nicolas Von Mally. « Il y a une flotte de 86 bateaux, cela fait 860 postes à pourvoir au total. »
À ceux qui souhaitent voir les termes du FPA rendus publics, le ministre de la Pêche assure que ce sera chose faite une fois que le parlement européen aura ratifié l’accord. Nicolas Von Mally a rassuré que la pêche illégale serait sous stricte surveillance avec la présence d’observateurs mauriciens sur chaque bateau.
Le ministère de la Pêche invite les pêcheurs intéressés à se renseigner auprès de ses officiers.