La Plateforme militante craint que des milliers de jeunes ne puissent accéder aux études du HSC à l’avenir en raison du critère de “five credits” obligatoire pour l’admission en Lower VI. Lors d’une conférence de presse hier après-midi, Steven Obeegadoo et Françoise Labelle, deux des principaux animateurs de ce parti politique, ont interpellé le ministère sur l’avenir de ces jeunes qui seront obligés de quitter le collège après le SC et ont demandé s’il y avait des programmes de formation alternatifs à leur proposer.

« Dapre bann statistik ena plis ki 3 000 zen ki pa resi gagyn pli ki trwa credits sak lane. Ki pou ariv sa bann zen-la ? Ou pa kapav zet zot lor sime san ki donn zot bann alternativ a HSC. Nou pe al ver enn danze sosial si pa donn enn alternativ sa bann zen-la », a prévenu hier Steven Obeegadoo. Françoise Labelle et lui ont ainsi lancé un appel pressant aux autorités pour ne pas aller de l’avant avec les nouveaux critères d’admission en Lower VI aussi longtemps qu’on n’aura pas mis en place des programmes d’études alternatifs. « Se enn lapel du cœur : na pa zet nou bann zanfan dan lari ! » ont-il insisté.

L’ancien ministre de l’Education du MMM a poursuivi en affirmant attirer l’attention du ministère de l’Education depuis deux ans sur un problème fondamental, soit la baisse de performance en général aux examens de SC d’une manière continuelle et le fait que cette régression se reflète par la qualité de la performance enregistrée par matière. « La situation est grave et j’ai tiré la sonnette d’alarme depuis 2017 », affirme Steven Obeegadoo, ajoutant que ce problème touche aussi bien les collèges privés que certains établissements d’État.

La Plateforme militante a aussi commenté la décision du gouvernement de rendre gratuits les “tuition fees” dans les universités publiques. Si ce parti applaudit cette décision annoncée le 1er janvier par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, il soulève néanmoins quelques questions, notamment concernant les objectifs de cette mesure, le nombre de places disponibles dans les institutions concernées, les éventuels bénéficiaires de cette gratuité ainsi que le principe d’égalité des chances à tous. Steven Obeegadoo se demande également pourquoi les étudiants se trouvant dans les institutions privées ne pourraient bénéficier, eux aussi, de cette gratuité puisque beaucoup d’entre eux se voient obligés de se tourner vers le privé soit par manque de places dans le public, soit en raison de l’absence de certaines filières d’études dans les institutions publiques correspondant à leurs besoins. « Eski tou bann zen pa egal devan lalwa ou eski se enn gouvernman ki get zis zenes sekter piblik ? » questionne Steven Obeegadoo.

Ce dernier maintient que, « selon le principe d’égalité des chances, le gouvernement ne peut pratiquer de la discrimination envers des jeunes des institutions privées, dont un bon nombre ont besoin eux aussi d’une aide financière ».