Un automobiliste, Rishy Bukoree, qui a contesté en Cour le fait d’avoir été flashé à un peu plus de 80 km/h sur la route M1 à Camp-Chapelon en direction de Port-Louis, en décembre 2010, a obtenu gain de cause en cour lundi. Le magistrat Prithvirajsingh Balluck a rayé cette affaire parce que la limite de vitesse n’avait pas encore été “gazetted” à cette époque comme stipulé par l’article 124 de la Road Traffic Act.
Appelé à la barre, un officier du ministère des Infrastructures publiques est venu confirmer en cour que les 70 km/h « were not gazetted ». Par ailleurs, l’heure à laquelle la caméra a flashé la voiture de Rishy Bukoree, soit 9 h 20 du matin, a aussi été remise en cause, ce dernier ayant pu démontrer qu’il était déjà sur son lieu de travail à cette heure.
Dans sa déposition à la police, l’automobiliste a souligné qu’il n’a jamais commis d’effraction au code de la route depuis qu’il détient son permis de conduire, soit 1996. Pour lui, la décision de servir des contraventions basées sur le non-respect de cette limite serait une décision ultra vires « servant principalement à remplir les caisses de l’État, et non à mieux conscientiser les conducteurs sur les dangers de la vitesse ». Il devait aussi faire ressortir que les panneaux de vitesse en décembre 2010 n’étaient pas toujours visibles aux endroits indiqués. M. Bukoree, qui se défendait lui-même en Cour, a par la suite dû être assisté par un avocat, n’étant pas autorisé à soulever des points ayant trait aux lois. Il s’est alors fait représenter par Me Avinesh Dayal.
Entretemps, des milliers d’automobilistes ont été flashés au-delà de 70 km/h sur le tronçon en question. Ils ont dû s’acquitter d’une pénalité de Rs 2 000.