Mardi après-midi, des habitants de Klondike Road, à Flic-en-Flac, ont déposé une demande d’injonction contre la Beach Authority (BA) pour qu’elle cesse les travaux de construction pour les toilettes publiques sur la plage de cette localité. Pointant du doigt la proximité de ces infrastructures avec leurs résidences, ils déplorent le laxisme des autorités face à leur situation alors qu’une plainte a été faite au poste de police. Selon nos informations, l’affaire sera entendue cet après-midi.
Dans son affidavit, la plaignante, Indranee Beema, une habitante de Klondike Road, dont la maison se trouve en face du site de construction, se fait la voix d’une trentaine d’habitants. Pour ceux-ci, ces travaux de construction violent divers articles de loi. Outre l’article 117 (2) de la Local Government Act 2011 (absence de notice avant le début des travaux), les habitants soutiennent que ce projet ne respecte pas les articles 4 de la BA Act 2002, car « the proposed construction of the public toilet is not conductive to the proper control and management of public beach ». Ou encore l’article 5 (a) (i), car « the construction of the proposed public toilet is against the conservation and protection of the environment ». Les habitants de Klondike Road s’appuient également sur l’article 2 de la Building Control Act 2012, soutenant que les toilettes publiques « has not been designed in a way to maintain the society’s well-being and the protection of the environment ». L’article 63 (i) de la Rivers and Canals Act 1863 est également utilisé comme argument pour indiquer que les constructions ont lieu « from a distance of about 8 meters from the canal which is less that the statutory distance provided by law ».
« There was no indication as to which authority we had to address our complaints if any », déclare la plaignante dans so affidavit. Une lettre de protestation en date du 11 février, envoyée à la BA, devait être suivie par l’installation d’un Notice Board sur le site, dit-elle. L’habitante de Flic-en-Flac soutient également que plusieurs lettres de protestations ont été envoyées aux Conseil de district de Rivière-Noire ainsi aux ministères des Collectivités locales, des Terres et du Logement, de l’Environnement et de la Santé. Indranee Beema soutient qu’elle a rencontré à plusieurs reprises le ministre des Administrations régionales Hervé Aimée, également député de cette circonscription. Selon elle, lors de leur rencontre le 20 février dernier, le ministre a déclaré « ne pas être au courant des travaux de construction », pour soutenir le lendemain que « since the work had already begun, he could not do anything since the proposed construction did not apparently concerned his ministry ».
La plaignante met également en avant un rapport du Dr Goolaub sur les « risks of health hazard due to the proposed construction of the toilet public ». « Those living close to the proposed public toilets including the Beema’s family will be exposed to germs, bacteria and viruses which can cause them to suffer from common cold and flu, intestinal sickness, streptococcus, staphylococcus, salmonella, E coli, hepatitis and shigella. Some of the diseases are potentially life threatening. Furthermore, M. Beema’s respiratory problem will certainly worsened ». Le médecin ajoute que l’odeur nauséabonde qui émanera de ces toilettes représenterait une autre source de problèmes de santé.
Selon nos informations, l’affaire doit être entendue cet après-midi à 15 h.