Les derniers jours de vacances à Maurice de Pascal Philippe Alonso (36 ans), un ressortissant français, auront été des plus agités et laisseront vraisemblablement un goût aigre-doux. Alors qu’il faisait son jogging, le touriste a été sauvagement agressé dimanche après-midi par deux bergers allemands sous les yeux de leur propriétaire sur la station balnéaire de Flic-en-Flac. La victime, qui prend l’avion ce soir pour regagner l’hexagone, affirme que cette attaque aurait pu avoir de graves conséquences.
Peu après 17 heures dimanche, le touriste français Pascal Philippe Alonso quitte son logement sur l’artère principale de Flic-en-Flac pour faire son jogging. Mais rien ne semble présager que cet originaire de Bayonne sera victime d’une sauvage attaque de deux bergers allemands au cours de cette course à pied à un peu plus de 48 heures de son départ en France.
Au croisement de deux routes sinueuses aux abords du Morcellement Anna dans l’Ouest, deux bergers allemands en compagnie de leur maître surgissent de nulle part et sortent les crocs. Ils foncent sur le ressortissant français. « J’ai vu le propriétaire avec ses chiens sans laisse. Dès le moment où les deux molosses m’ont aperçu, ils ont foncé sur moi. En voyant ses chiens courir vers moi, le propriétaire m’a simplement fait un signe de la main pour m’indiquer d’arrêter de courir. C’est ce que j’ai fait sur-le-champ, mais les chiens ne se sont pas arrêtés… » raconte Pascal Philippe Alonso hier soir malgré le traumatisme vécu qui commençait légèrement à se dissiper.
La situation est tendue. Le ressortissant français tente en vain de faire reculer les deux chiens de race. Mais les deux molosses auront fait pas moins de trois attaques sur le touriste, principalement sur le bras droit et à l’abdomen, provoquant des entailles et des griffures. « Le temps que le propriétaire arrive et calme ses chiens, il était déjà trop tard. J’ai eu horriblement peur. C’est ma toute première horripilante expérience. Je les vois encore accrochés à mes bras. L’attaque a été très rapide et sur le coup je ne comprenais pas trop ce qui se passait », relate Pascal Philippe Alonso au bord des larmes.
Le propriétaire des deux bergers allemands l’a par la suite invité chez lui afin de lui prodiguer les premiers soins. Mais devant l’ampleur de l’entaille et la gravité des blessures, le Français a été conduit, à sa demande, dans une clinique de la station balnéaire pour une assistance médicale plus poussée avant de faire une déposition au poste de police de Flic-en-Flac contre le propriétaire.
Le touriste français a toutefois convenu d’un arrangement avec le propriétaire pour régler les notes de frais de la clinique. Il a payé les factures dimanche soir pour les premiers soins, mais pas celles de hier soir concernant les trois points de suture au bras droit et des pansements à l’abdomen. Après son intervention médicale, il aura attendu en vain deux heures à l’établissement le propriétaire pour payer la note. Ce sont des connaissances du touriste à Maurice qui ont fait le nécessaire pour régler la facture.
« Le propriétaire doit faire plus attention avec ses molosses. S’il y avait un enfant ou une femme à ma place, les conséquences auraient pu être bien plus graves. Les chiens avaient l’air d’être énervés. En France, les lois sont sévères… Les chiens dangereux sont tenus en laisse et portent des muselières. Au cas contraire, les propriétaires sont lourdement punis… » conclut la victime qui prend l’avion ce soir.
Sollicité ce matin au téléphone pour une déclaration, Farook Khoodoruth, secrétaire général de la Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals (MSPCA), a rappelé qu’il « est strictement interdit que les propriétaires promènent leurs chiens sans laisse. Concernant l’agression survenue dimanche, des consultations avec le poste de police de Flic-en-Flac sont prévues pour remonter à la piste du propriétaire en vue de déterminer les conséquences exactes de l’incident. Nous allons aussi vérifier si les deux bergers allemands sont dûment enregistrés ».
Le secrétaire général de la MSPCA souligne dans la foulée que récemment à Grand-Baie le propriétaire d’un rottweiller a reçu un « severe warning » pour avoir promené son chien sans laisse…