Le nombre de personnes décédées sur nos routes, depuis le début de cette année, est passé à 46 avec une nouvelle victime à déplorer depuis hier matin. Jean Erol Orieux, un habitant de Curepipe âgé de 57 ans, a en effet rendu l’âme après que le van dans lequel il voyageait s’est renversé à Floréal. Il se trouvait dans le caisson du véhicule.
Vers 9 h 40 hier, une benne à ordures immatriculée 2146 JU 02 et appartenant à la compagnie ATICS Ltd effectuait le ramassage des déchets lorsqu’elle s’est soudainement renversée devant le domicile d’un habitant de Floréal à Govinden Lane. Deux éboueurs, Jean Erol Orieux, un habitant d’Abbé La Caille, Curepipe, âgé de 57 ans, et Bernard Babajee, 48 ans, domicilié à St-Julien, se trouvaient dans le caisson du véhicule et ont été grièvement blessés. Ils ont été transportés d’urgence à l’hôpital Victoria, à Candos, où le quinquagénaire a rendu l’âme peu de temps après. Selon le service de presse de la police, Bernard Babajee, qui a subi de graves blessures, a dû subir une intervention chirurgicale. Par ailleurs, Nizam Jugoo, 38 ans, qui était au volant de la benne à ordure, avait pris la fuite après le drame. Il a été vite rattrapé et soumis à un test d’alcoolémie, qui s’est avéré négatif. Il a été placé en détention policière.
Jean Erol Odieux, père de deux fils et une fille, comptait environ 30 années de mariage. Cela faisait plusieurs années qu’il gagnait sa vie comme éboueur, nous a indiqué son fils, Jérôme, ce matin. Ce dernier raconte avoir été averti du drame par un appel d’un ami policier, lui demandant de se rendre immédiatement à l’hôpital Victoria car son père avait été victime d’un grave accident. C’est lorsqu’il est arrivé sur place qu’il a appris que le quinquagénaire n’avait pas survécu. Depuis, sa mère est inconsolable. Il s’avère, selon des renseignements communiqués au fils de la victime, que l’individu qui conduisait la benne à ordure au moment du drame n’en est pas le conducteur — celui-ci s’étant absenté durant quelques minutes — mais un éboueur ayant pris le volant pour déplacer le véhicule. Pour ce proche de la victime, « il est clair qu’il y a eu négligence. J’ai appris que le véhicule accidenté avait, à plusieurs reprises, été envoyé chez le mécanicien auparavant et j’ai vu l’état de ce camion ». Il déplore également sur le fait qu’aucun représentant de la compagnie ATICS Ltd n’ait contacté sa famille depuis l’accident.
Du côté d’ATICS Ltd, un responsable devait confier avoir été informé de ce grave incident par un des superviseurs, qui opère pour la région de Curepipe. Il indique ne pas être en mesure de savoir si un quelconque cadre de la compagnie a rencontré la famille de Jean Erol Odieux depuis, mais qu’il était prévu que plusieurs représentants assistent aux funérailles, prévues pour 14 h aujourd’hui en l’église Ste Hélène à Curepipe.