« Nou site zame finn pran so lanvol ». Tels sont les propos des habitants de la résidence Loiseau, située à Floréal, en énumérant les infrastructures en mauvais état et laissées à l’abandon. Outre les trottoirs défectueux, les espaces verts qui manquent d’entretien, ils pointent du doigt les infrastructures sportives dont les travaux ont été gelés depuis plusieurs années.
Résidences Loiseau à Floréal se trouvant dans la circonscription N° 16 (Vacoas/Floréal) mais tombant sous la gestion de la municipalité de Curepipe, les habitants ont du mal à faire avancer les projets de développement infrastructurel et sportif. « Nous ne savons jamais à qui nous adresser », explique Jacques Henriette. En l’absence de forces vives, les habitants s’adressent directement aux conseillers élus au ward IV et aux députés de la circonscription pour exposer leurs griefs. Las du laxisme des autorités et de l’absence totale de travaux dans leurs quartiers, ils se sont tournés vers Le Mauricien pour un état des lieux.
Ce quartier où vivent quelque 200 familles témoigne d’un manque cruel de travaux principalement pour les activités sportives. Le terrain de pétanque qui était en construction est, depuis le gel des travaux, laissé à l’abandon. Cette infrastructure est située à côté du terrain de basket, qui lui, ne possède qu’un seul lampadaire alors que quatre poteaux pour l’éclairage ont été installés pour desservir l’aire de jeux qui permet aux jeunes du quartier de s’adonner à ce sport principalement la nuit. La grille de sécurité est quant à elle recouverte d’herbes folles, ce qui témoigne du manque d’entretien dans cette partie du quartier.
Quant au terrain de football, il attend toujours d’être inauguré. « Nous avons beaucoup de potentiel parmi nos jeunes, surtout pour le football. L’équipe du quartier a une très bonne réputation dans cette discipline mais malheureusement, le terrain n’a jamais été inauguré », explique M. Henriette. Ce manque d’infrastructures oblige les sportifs du quartier à se déplacer vers d’autres terrains pour jouer.
En avançant dans le quartier, nous remarquons à de nombreuses reprises les trottoirs en mauvais état. « Si enn dimounn marse ek pa kone ena enn trou, li kapav bien blese », soutient notre interlocuteur. À la rue Waterscott, l’espace vert installé au bord de la rivière qui longe le quartier est lui aussi à l’abandon. Les bancs en mauvais état sont situés au milieu d’un espace où gisent les ordures. « Les habitants contribuent parfois au nettoyage de cet espace mais ce n’est pas notre travail. C’est à la municipalité de prendre ses responsabilités », laisse entendre cet habitant du quartier. Plus loin, à l’angle de la rue Froberville, l’état d’un terrain en friche inquiète les résidents. « C’est un terrain privé. C’est la responsabilité du propriétaire d’effectuer les travaux nécessaires », explique Sundee Beedassee, conseillère du MMM à Curepipe. Cette dernière, également présente sur le terrain lors de notre visite, déplore l’état du pont à la rue Froberville. Revenant sur la fragilité des mains courantes situées des deux côtés du pont, elle explique que ces infrastructures représentent un vrai danger public principalement pour les enfants qui emprunteraient ce passage. Pour notre interlocutrice, il est urgent d’installer d’autres mains courantes. Les habitants lancent un appel aux députés de cette circonscription ainsi qu’à Mario Bienvenu, maire de Curepipe, pour la réhabilitation de ces infrastructures. Sundee Beedasse promet pour sa part qu’une série de questions sera posée à ce sujet lors de la réunion du conseil demain.