L’ancien président de la République de l’Afrique du Sud est à Maurice depuis hier afin de présider une réunion de l’African Union High Level panel on Illicit Financial Flows. Peu après son arrivée il a été reçu par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à Clarisse House.
Thabo Mbeki dirige en ce moment un panel de haut niveau sur les flux financiers illicites sur le continent africain. La délégation veut en effet étudier le cadre légal mauricien afin de trouver de nouvelles stratégies de lutte contre ce problème qui entrave de plus en plus le développement de l’Afrique.
A l’issue de cette rencontre, Thabo Mbeki a expliqué que sa délégation compte se familiariser davantage aux lois qui existent à Maurice pour s’attaquer aux flux financiers illicites sur le continent africain. « Le modèle mauricien est un exemple que nous voulons reproduire en Afrique. La collaboration de Maurice est ainsi très importante pour nous aider à trouver des solutions à ce défi », a-t-il ajouté. L’ancien Président sud-africain a aussi remercié le chef du gouvernement pour son accueil chaleureux et sa coopération habituelle.
Pour sa part, le Premier ministre a réitéré la volonté de notre pays d’aider l’Afrique à trouver des solutions aux problèmes auxquels elle est confrontés. Navin Ramgoolam a aussi exprimé sa fierté que notre cadre légal soit pris en exemple par le continent noir pour combattre les flux financiers illicites.
Présidé par Thabo Mbeki, le panel de haut niveau contre les flux financiers illicites a été mis en place par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
L’African Union High Level Panel ont Illicit Financial Flows a été créée en ligne avec une résolution des ministres des Finances de l’Union africaine en 2011.
Elle a pour vocation de lutter contre la fuite de capitaux par milliards de dollars du continent africain chaque année. Le comité de haut niveau a pour but de faire des recommandations en vue de lutter contre cette fuite qui est à la base de la corruption.
Il est estimé que quelque 50 milliards de dollars américains quittent illégalement le continent africain chaque année grâce à l’évasion fiscale, la mauvaise facturation et le trafic entre les pays. Selon certains observateurs, le continent africain a connu une hémorragie de l’ordre de 1,2 trillion de dollars.
Pour Thabo Mbeki, « we’ve got to try to understand this matter of these illicit capital outflows out of the continent both from the point of view from we, the exporting continent and then the receiving countries so that our recommendations would then have to address both ends of this ».