Le Conseil National bahá’í de l’Île Maurice a commémoré le 195e anniversaire de naissance de Baha’u’llah, prophète fondateur de la foi baha’ie, à la mi-novembre au Bahá’í Convention Centre à Belle-Rose. Lectures dévotionnelles, prières, montage audiovisuel, exposition de livres, musique et chants ont fait partie du programme mis au point pour marquer l’événement.
Dans de telles occasions, il est de coutume de faire une rétrospective de la vie, de l’oeuvre et de la mort de Baha’u’llah. Les points essentiels de cette rétrospective axée sur les grands moments de la vie de Baha’u’llah – sa naissance le 12 novembre 1817 à Téhéran, sa vie de jeune prince avant qu’il ne prenne la direction du mouvement babi et la route de l’exil, de la prison et de la persécution, longue de quatre décennies, au cours desquelles il se révèle à ses disciples comme le promis annoncé par les écritures saintes.
Baha’u’llah est né à Téhéran le 12 novembre 1817, dans une famille riche et distinguée, descendante de la dynastie sassanide i.e. (dynastie perse, originaire du Fars, qui constitua à l’époque un vaste empire étendu depuis la Perse jusqu’à la Mésopotamie).
Bien que n’ayant fréquenté aucune école, il montra dès son enfance une sagesse et un savoir étonnants. À l’âge de 13 ans il éclaircissait des questions religieuses totalement obscures aux yeux des théologiens de son temps.
Quand il eut 22 ans, son père mourut. La haute position à la cour qu’il occupait lui fut offerte comme il était coutume à cette époque. Il refusa cet honneur et se consacra aux pauvres et aux démunis de la société.
Le Premier ministre d’alors disait qu’il ne pouvait le comprendre, mais qu’il était destiné à quelque haute mission.
1844 : adhésion à la nouvelle foi proclamée par le Báb
En 1844, à l’âge de 27 ans, Baha’u’llah épousa hardiment la nouvelle foi proclamée par le Báb. Il est à noter que ces deux grands éducateurs, quoique vivant à la même époque, ne se rencontrèrent jamais.
Après des emprisonnements et des bannissements, Baha’u’llah annonça ouvertement sa mission prophétique en 1863 à Bagdad. Au cours de son exil, Baha’u’llah écrivait, dictait jour et nuit des écrits, tablettes et prières occupant plusieurs secrétaires pour tout transcrire.
Baha’u’llah termina sa vie en terre sainte après avoir légué à l’humanité une nouvelle révélation spirituelle. Sa vie, son oeuvre et son influence sont comparables à celles de grands messagers de dieu, tels qu’Abraham, Krishna, Moise, Bouddha, le Christ et Muhammad. Pour les bahá’ís, Baha’u’llah est le dernier en date des messagers de dieu dans cette succession.