Dopée de 8 000 visiteurs, la première édition de la Mauritius International Trade Expo est un véritable succès. Plus de 500 acheteurs étrangers étaient présents à cette occasion pour découvrir les produits 100 % mauriciens. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.
Madagascar, le Burundi, le Zimbabwe, La Réunion, Angola, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Liban, les Comores, l’Éthiopie, le Mozambique, Mayotte, l’Ouganda, les Seychelles étaient parmi les pays présents à cette première édition de la Mauritius International Trade Expo (Maitex) — « la foire la plus importante de la région de l’océan Indien » selon ses organisateurs —  en vue de faire des affaires. Cet événement, qui a débuté jeudi au Centre de Convention Swami Vivekananda, à Pailles, a pris fin dimanche, donnant l’occasion durant les deux derniers jours aux Mauriciens de découvrir les produits locaux. Après un tour de table hier, les organisateurs, notamment Entreprise Mauritius, envisagent de renouveler cette expérience positive.
Quant aux objectifs fixés, « nous les avons très largement dépassés en termes de visiteurs étrangers, de commandes et de volonté des parties prenantes de poursuivre les relations avec les nouveaux pays des acheteurs », affirment les organisateurs. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine pour une deuxième édition de cette manifestation qui, cette année, a été marquée par les 40 années de l’industrialisation à Maurice. D’ailleurs, lors de son discours de circonstance jeudi dernier, le ministre de l’Industrie Cader Sayed-Hossen a évoqué le changement qui s’est opéré dans l’économie mauricienne. « L’île Maurice, une île complètement dépendante de l’industrie sucrière, a connu durant ces quarante dernières années d’autres océans. Avec l’industrialisation, nous nous sommes lancé dans le textile à des fins d’exportation. »
Ainsi, Maitex se présente comme une plateforme entre chefs d’entreprises mauriciennes et acheteurs étrangers. Ils étaient une centaine, de divers secteurs, à exposer leurs produits. Selon les organisateurs, le secteur du textile aura le plus brillé. « Des commandes ont d’ores et déjà été signées. » Et de nuancer toutefois : « Les Comoriens ont été particulièrement intéressés par l’ingénierie légère avec de belles commandes dans la peinture. Les bijoutiers ont été ravis des commandes d’acheteurs kenyans et réunionnais ». Les Réunionnais ne sont pas repartis les mains vides. De nombreuses commandes notamment dans la lingerie ont été placées.