L’application « soudaine » de nouveaux règlements pour l’organisation des foires et salons provoque le mécontentement des compagnies d’événementiel. Celles-ci dénoncent l’absence de consultation et le court délai pour appliquer ces nouveaux règlements. Un communiqué du ministère du Commerce a en effet été le 27 décembre pour des changements effectifs à partir du 1er janvier. Une rencontre avec les autorités concernées est sollicitée pour clarifier la situation.
Dorénavant, les foires et salons sont autorisés uniquement en janvier, février, avril, juin, août et octobre. C’est ce qui est prévu dans les Consumer Protection (Events) Regulations 2013. Les compagnies d’événementiel affirment avoir été prises de court par ces nouveaux règlements, annoncés « trois jours seulement avant leur entrée en application. »
Selon Christopher White, directeur d’Eprod Target, « ce changement brusque vient bousculer notre calendrier et nous met dans une situation difficile avec une majoration conséquente des tarifs. » À titre d’exemple, explique-t-il, le permis pour une foire de quatre jours passe de Rs 165 000 à Rs 400 000. « J’avais déjà prévu une foire fin février, il me faudra trouver le double de mon budget pour cela. »
Comme ses confrères, Christopher White dit ne pas comprendre cette décision subite et les raisons pour lesquelles ces mois spécifiques ont été choisis. La dizaine de compagnies opérant dans ce secteur se voient donc contraintes de partager les visiteurs habituels des foires dans un court délai.
Les gérants des salles sont eux aussi pris de court par ces nouveaux règlements. Ils se demandent comment ils vont gérer les demandes avec un calendrier restreint. Les entreprises concernées déplorent le manque de communication des autorités concernées. Elles comptent se regrouper et solliciter une rencontre afin de clarifier la situation.
Les compagnies d’événementiel sont d’autant plus dans la confusion qu’elles doivent payer la VAT et le permis en même temps. Pour une salle dont la location coûte en moyenne Rs 800 000 pour un événement de quatre jours, il faut payer plus de Rs 100 000 de VAT.
Certains prestataires, particulièrement les PME dans ce secteur, se disent inquiets et craignent pour leur avenir.