La décision du gouvernement de ne pas décréter le mardi 3 janvier 2012 jour férié est perçue comme une douche froide chez les fonctionnaires. Bruneau Dorasami,  président de la Federation of Civil Service and Other Unions par intérim, a confirmé hier matin au « Mauricien » l’envoi d’une correspondance au Premier ministre hier après-midi en vue de revoir la position gouvernementale.  
Le gouvernement a tranché que le mardi 3 janvier 2012 ne sera pas jour férié malgré une forte demande de syndicalistes. La raison : une incidence directe sur la productivité en ces temps difficiles. Cette hypothèse est cependant contestée dans le milieu syndical. Rashid Imrith, président de la Fédération des syndicats du secteur public, a expliqué dans une déclaration au Mauricien qu’être opérationnel un 3 janvier ne rapporterait pas grand-chose.
« Même en Angleterre, c’est une pratique courante que quand un congé tombe un dimanche, le lendemain est automatiquement décrété jour férié. Pour 2012, étant donné que le 1er est un dimanche et le 2 un lundi, il serait souhaitable d’ordonner le congé de dimanche dans un jour de semaine. Ce qui n’aura aucune incidence sur la productivité. De toute les façons, les entreprises roulent au ralenti dans les premiers jours de l’année. Il n’y a pas de grand rendement », souligne le syndicaliste. Rashid Imrith explique aussi que c’est aussi dans l’intérêt familial de décréter le mardi 3 janvier 2012 jour férié, d’autant que nous avons une société en dégradation, estime-t-il. Le président de la Fédération des syndicats du secteur public fait comprendre qu’aucune nouvelle demande sera formulée au gouvernement. « Nou pa pu tale lamé », a clairement indiqué le syndicaliste.
À la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) cependant, la « bataille » en vue de forcer le gouvernement à reconsidérer sa position se poursuit. Bruneau Dorasami, le président de la FCSOU en l’absence de Toolsyraj Benydin en déplacement personnel en Inde, nous a donné la confirmation qu’un nouveau courrier serait envoyée au plus tard cet après-midi au chef du gouvernement Navin Ramgoolam.
« Nous sommes déçus de la décision du gouvernement. Nous nous attendions qu’un jour de congé allait être accordé. Mais le gouvernement en a décidé autrement. Les fonctionnaires sont frustrés. Durant toute une année, ils ont fourni un effort considérable… Ce congé, ils le méritent », soutient Bruneau Dorasami qui rejoint les propos de Rashid Imrith comme quoi l’économie roule au ralenti en cette période festive. Plusieurs entreprises dans le secteur privé reprendront pour leur part les activités le lundi 9 janvier.
À souligner que dans la mesure où le 1er et le 2 janvier coïncident exactement avec le premier week-end de l’année, une dérogation a été faite à la toute dernière minute pour décréter le mardi 3 janvier jour chômé.