La reprise du travail dans le service public après les fêtes de fin d’année a été marquée par une première colère bleue du Premier ministre, Navin Ramgoolam. La raison sous-jacente de cette mauvaise humeur est la demi-journée de congé que se sont octroyés les fonctionnaires le mardi 3 janvier, premier jour de travail. À cet effet, le Prime Minister’s Office a pris l’initiative de faire publier un communiqué officiel pour décliner toute responsabilité dans la fermeture des bureaux de différents ministères le 3 janvier. Dans le sillage de cette confusion, et vu la tradition de cette demi-journée de congé dans les services non-essentiels, le président de la Fédération des Syndicats du Secteur Public (FSSP), Rashid Imrith, a écrit officiellement au Premier ministre, lui demandant de décréter à partir de l’année prochaine cette demi-journée de congé pour les fonctionnaires engagés dans des services non-essentiels.
Déjà, lors de la dernière réunion du conseil des ministres pour 2011, les fonctionnaires avaient essuyé un premier refus, avec la décision du gouvernement de rejeter leur demande pour que le mardi 3 janvier soit décrété jour férié, vu que le jour du Nouvel An tombait un dimanche. Néanmoins, la tradition de la demi-journée de congé pour le premier jour de travail n’a pas été au goût du chef du gouvernement, qui a piqué une de ses colères dont il a le secret. En effet, à partir de midi, le 3 janvier, les divers ministères et départements se désemplissaient de leurs membres du personnel, nécessitant la fermeture des bureaux. Pour ce premier jour de travail, le taux de présence dans les ministères était de l’ordre de 71,1%.
En obtenant confirmation de ce dernier détail, le Premier ministre a affiché formellement son désaccord, et le Prime Minister’s Office a dû émettre un communiqué officiel : « Le Bureau du Premier ministre tient à préciser qu’à aucun moment le gouvernement n’a pris la décision d’octroyer une demi-journée de congé aux fonctionnaires le mardi 3 janvier », indique le communiqué officiel, qui ajoute que « selon les informations confirmées par le Bureau du Premier ministre, certains ministères, à leur niveau et discrétion et selon la nature des services qu’ils dispensent, ont autorisé leurs employés à rentrer plus tôt, comme cela a été le cas les années précédentes. »
De son côté, Rashid Imrith, de la FSSP, a écrit officiellement au Premier ministre pour soutenir que « the confusion witnessed on this 3rd January should not be made to recur. Hence, the FSSP is requesting that an official circular is issued such that henceforth all public employees not involved in an essential service is granted half-day off on every first working day of the year. »
Justifiant cette demande, Rashid Imrith soutient que « disrupting the New Year customs cannot be beneficial for anyone. The tradition of granting a half-day off on the first working day of the year was never questioned before and should not have been mixed up with the decision not to declare the 3rd January 2012 a public holiday. The half day time-off to employees of the Civil Service has never been felt as a disturbance and it has never been contested. »
Un premier avertissement à peine voilé aux fonctionnaires en ce début d’année 2012, qui sera marqué par la publication du prochain rapport du Pay Research Bureau annoncé pour le mois d’octobre, avec effet à partir du 1er janvier 2013…