La Fédération des syndicats du service public veut connaître le montant alloué pour le PRB 2013. Une lettre en ce sens a été adressée ce matin au chef de la fonction publique, Suresh Seebaluck. Rashid Imrith juge inacceptable que ce chiffre ne soit pas encore connu à deux mois de la publication du rapport.
Comment le Pay Research Bureau (PRB) pourra-t-il rédiger son rapport s’il ne sait pas de combien d’argent il dispose ? C’est la question que se pose le président de la Fédération des syndicats du service public (FSSP). Rashid Imrith regrette qu’aucune communication à ce sujet n’a été engagée alors que la publication du rapport est prévue le 2 octobre.
De même, Rashid Imrith invite le gouvernement à se conformer à l’Employment Rights Act (ERiA), qui stipule que les accords découlant de la collective bargaining ne doivent pas durer au-delà de deux ans. « Actuellement, le PRB est revu chaque cinq ans, ce qui n’est pas en harmonie avec l’ERiA. »
Le président de la FSSP demande également au chef de la fonction publique de préciser quand le rapport du PRB prendra effet, afin de ne pas pénaliser ceux partis à la retraite entre le 1er juillet 2008 et le 31 décembre 2012.
Par ailleurs, Rashid Imrith dénonce ce qu’il considère être une discrimination envers une catégorie de fonctionnaires. « La pension de retraite à laquelle nous contribuons est calculée sur 400 mois maximum. Ceux ayant un temps de service dépassant cette période sont perdants. En revanche, nous constatons que les médecins de l’État qui dépassent les 400 mois ont droit à une gratuity de deux mois de salaire. Nous réclamons la même chose pour tous les fonctionnaires. »
Le président de la fédération menace de saisir l’Equal Opportunities Commission si rien n’est fait pour corriger cette « anomalie ». S’exprimant sur la déclaration de Suresh Seebaluck devant l’Equal Opportunities Commission la semaine dernière à l’effet que cette commission ne peut s’ingérer dans les affaires de la Public Service Commission, Rashid Imrith est d’avis que s’il y a un loophole dans la loi, cela doit être corrigé. « Tout le monde doit avoir accès à l’Equal Opportunities Commission », estime-t-il.