Les propos tenus en fin de semaine dernière par le Private Parliamentary Secretary (PPS) Dhiraj Khamajeet au sujet du hijacking des pouvoirs de recrutement de la Public Service Commission (PSC) continuent à faire des vagues. Ce matin, le directeur de Transparency Mauritius, Jeet Golam, s’est rendu au QG de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) pour réclamer une enquête autour d’un éventuel délit de trafic d’influence. Ainsi, l’ICAC se retrouve avec une deuxième demande en ce sens après celle du président de la Fédération des Syndicats du Secteur Public (FSSP), Rashid Imrith, vendredi dernier.
Transparency Mauritius soutient qu’il y a matière à enquête de la part de l’ICAC sous le chapitre de trafic d’influence de la Prevention of Corruption Act (PoCA) sur la base des commentaires tenus par le député travailliste face à des mandants. Jeet Golam est arrivé à l’ICAC vers 10 h 30 ce matin pour sa déposition. Il envisageait de verser dans le dossier à charge une copie de la bande sonore diffusée vendredi sur les ondes de Radio Plus aussi bien que le communiqué émis par le PPS Khamajeet présentant ses excuses dans le sillage de cette affaire.
« À la lumière de l’enregistrement des propos et de la teneur des excuses présentées par le principal concerné, à Transparency Mauritius, nous pensions qu’il y a matière pour l’ICAC en vue d’initier une enquête pour trafic d’influence », a soutenu ce matin au Mauricien Jeet Golam avant de se rendre à l’ICAC.