Treize licenciements « injustifiés » auraient eu lieu au sein de la Sugar Investment Trust (SIT) depuis le 19 juin dernier. Lall Dewnath, président de l’Artisans and General Workers Union, se dit « révolté » devant l’attitude de la SIT et réclame l’intervention des ministres Roshi Bhadain, Mahen Seeruttun et Soodesh Callichurn pour qu’une commission d’enquête soit instituée avant de révoquer ces employés, dont les licenciements prendront effet mardi prochain.
La demande de réintégration des 13 employés du Sugar Investment Trust a été l’objet de la conférence de presse de vendredi par l’Artisans and General Workers Union (AGWU). Il ne resterait plus que quelques jours pour rectifier le tir de ces licenciements considérés comme étant « injustifiés » par les syndicalistes. Ces derniers font appel à l’intervention des ministres de la Bonne gouvernance Roshi Bhadain et de l’Agro-Industrie Mahen Seeruttun pour “hold on” la révocation de ces 13 employés jusqu’à la fin de l’enquête que le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, chercherait à mettre en place. Radhakrishna Sadien a annoncé qu’une lettre officielle sera adressée à Mahen Seeruttun et qu’il compte également avertir le Bureau international du travail de ce cas, mais est toujours en attente d’une réaction du ministère du Travail.
« Il y a anguille sous roche », fait ressortir Lall Dewnath, président de l’AGWU lors d’une conférence de presse vendredi au siège de la Government Services Employees Association (GSEA), en présence du syndicaliste Radhakrishna Sadien et de quatre licenciés du SIT. Le 19 juin de cette année, 13 employés de la SIT auraient en effet reçu leur feuille de route, leur licenciement prenant effet d’ici ce mardi 21 juillet. Les syndicalistes auraient alerté le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, qui souhaite qu’une enquête soit établie sur le cas de licenciements « abusifs » au sein du SIT.
Une rencontre aurait été effectuée avec les officiers du ministère du Travail, car, selon Lall Dewnath, la clause 39(b) de l’Employment Rights Act, stipulant qu’« un employeur ne devrait pas réduire sa main-d’oeuvre tant que les possibilités n’ont pas été explorées conjointement avec le syndicat pour éviter le renvoi de ces employés », n’aurait pas été suivie par le SIT.
Lall Dewnath dénonce par ailleurs une « mauvaise gestion » du board du SIT, qui ferait usage de « propagande » contre quatre des 13 officiers licenciés. Le président de l’AGWU a ajouté que les licenciements résulteraient d’une restructuration de la firme, mais il reste cependant sceptique devant un tel argument. Le comité exécutif du SIT aurait, selon ses dires, eu la permission du ministre Mahen Seeruttun pour accéder à cette démarche de licenciements. « Objet qui irait à l’encontre du manifeste électoral de l’Alliance Lepep, qui stipule vouloir réduire le chômage à travers la création d’emploi », relève-t-il.
Quant au ministre Roshi Bhadain, les syndicalistes se posent des questions sur son silence et « manque d’intérêt » devant cette affaire et demandent qu’une rencontre soit fixée pour qu’une enquête soit mise sur pied afin de « dénoncer le coupable derrière cette affaire ». Pour Radhakrishna Sadien, une révision de l’Employment Relations Act et de l’Employment Rights Act doit se faire « dans l’ordre et le respect ». Il dénonce également le « comportement d’intimidation » et de « harcèlement » envers les employés licenciés du SIT. Une réunion des délégués du SIT pour élire un nouveau board devait avoir lieu le 11 juillet dernier, mais elle a été repoussée, relevant un « doute » auprès des syndicalistes.