Désormais seules les meilleures qualifications seront prises en compte pour l’obtention d’un emploi dans la fonction publique. C’est ce qu’a annoncé mercredi au Teachers’ Club, Quatre-Bornes, le ministre de la Fonction publique à l’ouverture d’un atelier sur les nouvelles lois du travail. Sutyadeo Moutia élaborait sur la révision en cours des conditions de service dans la fonction publique. Jusqu’ici on spécifiait toujours une qualification minimum pour un emploi dans le gouvernement.
« La plupart des conditions de services (“Scheme of Service”) exigeront désormais seulement les qualifications les meilleures pour l’obtention d’un poste dans la fonction publique », a lancé hier le ministre de la Fonction publique à une cinquantaine de syndiqués réunis au Teachers’ Club, Quatre-Bornes, à l’ouverture d’un atelier sur les nouvelles lois du travail organisé par la All Civil Service Employees and Other Unions Federation (ACSEF). « Cependant, pour un certain nombre de postes, surtout dans le secteur de l’éducation, les “pre-degree qualifications” seront significativement déterminantes afin d’assurer la qualité dans l’intérêt supérieur des enfants », a-t-il nuancé.
Sutyadeo Moutia élaborait sur la révision en cours des conditions de service dans la fonction publique. « Les procédures pour l’élaboration des “Scheme of Service” sont en train d’être révisées car nous souhaitons réduire le temps pour compléter ces procédures », a-t-il expliqué.
Le ministre a saisi cette occasion pour faire le bilan 2013 de la réforme dans la fonction publique : entre autres, le paiement de la révision salariale du Pay Research Bureau (PRB) et la mise en oeuvres des recommandations de ce rapport ; l’introduction du Programme Based Budgeting et celle du Performance Management System ; la conformité aux normes de la Santé et de la sécurité au travail ; un cadre pour l’égalité des chances ainsi qu’un mécanisme d’appel au niveau du Public Bodies Appeal Tribunal. « Le gouvernement a fait un bond significatif pour améliorer le cadre institutionnel pour une fonction publique moderne », s’est-il félicité.
Sutyadeo Moutia a aussi rappelé qu’en 2013 le gouvernement a mis des fonds à la disposition des ministères et autres départements gouvernementaux sous le Work Environment Enhancement Programme, un programme d’amélioration de l’environnement de travail des fonctionnaires. Il s’est également félicité de la création du Club House des fonctionnaires à Vacoas, géré par le Public Officers Welfare Council.
L’orateur a ensuite élaboré sur la nécessité de la formation dans la fonction publique. Dans ce contexte, il a annoncé la signature prochaine d’un protocole d’accord entre le Civil Service College Mauritius et l’Open University of Mauritius pour former davantage de fonctionnaires. Il s’est aussi félicité de la mise en opération, par phases, d’un Human Resource Management Information System au coût de Rs 207 millions.
Le président de l’ACSEF, Vinod Seegum, a pour sa part interpellé le ministre, entre autres, sur la nécessité d’aligner les salaires et conditions de services des enseignants du primaire sur ceux du secondaire.