• Plusieurs entités enregistrées auprès du Human Resource Development Council, doté d’un budget variant de Rs 125 M à 250 M, impliquées dans un réseau de réclamations fictives pour le paiement de « Stipends » sous le Training Grant Scheme
  • Sur un échantillonnage de 250 « bénéficiaires » sur la liste officielle, 150 affirment à l’ICAC n’avoir touché le moindre sou sous ce programme géré par le ministère de l’Éducation

Le Human Resource Development Council du ministère de l’Éducation, gérant le Youth Employment Programme, subit d’intenses pressions ces dernières semaines. Un vaste réseau de réclamations fictives pour le paiement de Stipends à de jeunes chômeurs dans le cadre du programme de formation et de Re-Skilling professionnels, a été révélé sur la base d’une série de dénonciations transmises à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Techniquement, au cours de ces quatre dernières années financières, le gouvernement avait identifié un budget annuel variant de Rs 125 millions à Rs 250 millions au titre du Youth Employment Programme, avec pour double objectif de réduire le nombre de jeunes enregistrés en tant que chômeurs et de mettre à la disposition de ces derniers des possibilités de formation et de recyclage professionnels. Or, un premier échantillonnage confirme l’étendue de la fraude avec de fausses réclamations exploitant l’absence de tout contrôle et d’audit au sein du HRDC. Sur la base de ces premiers éléments à charge, l’ICAC a déjà une première liste d’une dizaine de sociétés, engagées dans ces cours de formation, à des fins d’interrogatoires Under Warning de leurs responsables, avec probablement des arrestations.

Les premiers renseignements disponibles indiquent que le Tip Off sur ce réseau de fraudes et d’abus de fonds publics s’est présenté sous la forme de dénonciations avec des noms de prétendus bénéficiaires du Youth Employment Programme. Ainsi, dans le cadre d’un premier exercice de confirmation, une liste de quelque 250 jeunes ayant soi-disant suivi des cours de formation dans ces institutions privées avait été dressée. Et sur cette liste, 150 de ceux entendus par des limiers de l’ICAC nient s’être fait inscrire pour une formation quelconque et encore moins avoir touché des Stipends comme le prévoit le Training Grant Scheme.

À ce stade, le préjudice causé aux fonds publics est estimé à quelque Rs 5 millions et tout porte à croire que l’envergure de cette fraude pourrait être plus conséquente vu le système en place et l’inexistence de moyens de contrôle adoptés par le HRDC avant le déboursement des paiements à ces organisateurs de cours professionnels. Dans un premier temps, conséquence de l’exercice engagé, l’ICAC compte convoquer dans les prochains jours, les responsables d’une dizaine de ces instituts de formation à des fins d’interrogatoire et même des inculpations pour des délits criminels alors que des officiels du HRDC et du ministère de l’Éducation seront appelés à répondre quant au laxisme dans la gestion de fonds publics.
Affaire à suivre…