Le Front commun des travailleurs sociaux (FCTS) a tenu une manifestation pacifique ce matin devant le siège de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) afin que des sanctions soient prises contre les responsables des abus mentionnés dans le rapport de l’Audit. Le FCTS réclame également que l’ICAC interroge le directeur de l’Audit. Chimunall Ghoorah, Directeur d’Investigation, a invité Salim Muthy, le porte-parole des FCTS, à déposer en vue d’une probable enquête.
« Nepli kapav kontign zett kass kontribiab gos drwat ! » « Tro boukou coripsion, bann rapass pe dilapid tou fon piblik ». Tel étaient les mots inscrits sur les panneaux que brandissaient les travailleurs sociaux ce matin à la route Militaire. Pour eux, chaque année le rapport de l’Audit n’est qu’un « remake » avec quelques modifications de ceux des années précédentes. « Finn ariv ler pou pran sanction ! », disent-ils. Ils réclament une enquête de l’ICAC afin de déterminer qui sont les véritables coupables.
« Premie zafer, directer rapport l’audit bisin interoze pou ki li dir kot li finn trouv bann fay », soutient le porte-parole des travailleurs sociaux, Salim Muthy. « Il est temps de revoir le rôle du Public Account Committee (PAC) ».
Chimunnall Ghoorah, directeur d’investigation de l’ICAC, a invité les manifestants à déposer en vue d’une éventuelle enquête. Pendant plus d’une dizaine de minutes, il s’est entretenu avec Salim Muthy, porte-parole du FCTS afin que ce dernier, très réticent, change d’avis concernant sa déposition. Après quelques minutes de consultation avec les autres protestataires, Salim Muthy s’est rendu dans le bureau de l’ICAC en vue de réclamer une enquête sur le gaspillage de fonds publics. « Nu pa la pu fer sensation. Nu la pou fer nu travay ek nu na pa pe zoue ek larzan contribuab », a laisser entendre M. Ghoorah aux questions de M. Muthy qui souhaitait savoir si une enquête sera initiée dans ce sens.
Par son action, le FCTS a souhaité conscientiser la population sur le rôle que doit jouer l’ICAC sur le plan de la corruption. « Ti bisin ena enn konfians. Fode ki bann koupab peye ! »