Comme l’on pouvait s’y attendre, le Club M a été sorti du premier tour des éliminatoires des 3es Championnats d’Afrique des Nations (CHAN) dimanche dernier à Harare au stade Rufaro par la sélection zimbabwéenne, et ce, malgré un nul encourageant (1-1). Les Warriors affronteront la Zambie lors du tour suivant pour espérer atteindre la phase finale, prévue pour l’année prochaine.
Les protégés d’Akbar Patel sont éliminés mais peuvent nourrir des regrets. Après avoir été qualifié pour le tour préliminaire face aux Comores, les coéquipiers de Colin Bell sont cette fois-çi tombés face à plus forts qu’eux. Après la lourde défaite subie au New George V Stadium contre les Warriors (0-3), sur un terrain quasi-impraticable, on s’attendait à ce que le score soit beaucoup plus lourd en terre zimbabwéenne. Mais cela s’est passé autrement et Maurice a tout de même eu le mérite de rivaliser avec la bande à Ian Gorowa, la rencontre se soldant sur le score d’un but partout.
C’est uniquement dans les cinq dernières minutes de la partie que le score a évolué. Le Zimbabwe a ainsi ouvert le score à la 85e minute de jeu par l’intermédiaire de son capitaine, Masimba Mambare, portant le score à 4-0 au combiné. Mais force est de constater que les Mauriciens ne s’y sont pas rendus avec la fleur au fusil, répondant du tac au tac avec l’égalisation de l’attaquant de Petite-Rivière-Noire, Gurty Calembé, deux minutes plus tard. C’est un centre de son partenaire de club, Stéphane Pierre, que Calembé a fait la différence sur une belle reprise frontale. Score final, 1-1. Le Zimbabwe se qualifie 4-1 au combiné.
Le capitaine de la sélection mauricienne, Colin Bell est revenu sur les deux rencontres contre le Zimbabwe, lui qui avait indiqué que le coup était jouable. « Au match aller à Maurice, nous avons gâché bon nombre d’occasions de buts et cela s’est avéré fatal lors de la manche retour. Nous avions été trop maladroits devant le but contrairement à nos adversaires qui ont fait preuve d’un froid réalisme pour marquer par trois fois. En terre zimbabwéenne, nous avions procédé par contre. Nous étions très solide en défense et nous aurions pu ouvrir le score par deux fois lors des quinze première minutes de la partie mais encore une fois c’est le manque d’efficacité qui nous a fait cruellement défaut. Après l’ouverture du score en fin de partie, de notre adversaire, nous avons eu un sursaut d’orgueil et c’est par une contre-attaque bien organisée que nous avons pu recoller au score. Nous nous sommes donnés à fond face à cette équipe et certes, nous avons été éliminés mais nous n’avons rien à prouver », fait ressortir Colin Bell.
Akbar Patel est lui satisfait dans l’ensemble de la performance de ses joueurs. « Nous nous sommes bien comportés en terre zimbabwéenne. Malheureusement nous avons péché dans la finition lors du match aller et cela nous a beaucoup handicapé. Je l’ai dit avant cette partie, nous n’avions pas peur des zimbabwéens. Nous étions décomplexés et nous avions défendu crânement nos chances jusqu’au bout. Les joueurs en sont sortis grandis. Je le répèterai toujours, les joueurs ont besoin de ce genre de frottements pour progresser. C’est primordial. Le niveau international est très compliqué. Je constate que ce n’est pas facile pour mes joueurs de réaliser des gestes techniques à un rythme soutenu car ils n’ont pas l’habitude de jouer à ce niveau. Les Zimbabwéens peuvent le faire. C’est pour cela que c’est très difficile pour nous car nous prenons part à une compétition internationale après 9 mois d’inactivité », indique notre interlocuteur.
Les Warriors affronteront au prochain tour les Chipolopolos de la Zambie qui ont pris la mesure du Botswana (3-1 au combiné). Cette joute s’annonce très intéressante dans la mesure ou c’est un remake de la finale de la Cosafa Cup de cette année. Pour rappel, les Zambiens avaient pris la mesure des Zimbabwéens. Ces derniers auront ainsi à coeur de prendre leur revanche sur les joueurs d’Hervé Renard.