C’est un dossier qui n’aura pas de suite. C’est le moins qu’on puisse dire après que le comité directeur — une partie tout au moins — se montre plus intéressé à savoir comment le rapport a été publié en exclusivité par notre confrère du Mauricien au lieu de tirer les leçons de cette expérience. Ce rapport, qui a été rédigé par l’avocat Roshi Bhadain, l’avoué Preetam Chuttoo et le légiste Guillaume Ollivry, est venu comme attendu blanchir ceux sur qui pesaient des allégations de matches truqués en D2. Vinod Persunoo, président de la MFA, de même que les deux membres de son comité Ozair Jannoo et Samir Sohba ont été exonérés de tout blame. Vinod Persunoo, qui fut forcé de prendre un congé dans le sillage de cette affaire peut-il reprendre son poste.
No reasonable basis to conclude
Dans ses conclusions sur les allégations de «match fixing» le FFC, présidé par Roshi Bhadain, n’a pas retenu les faits qui ont été présentés devant la commission par Anzal Hosenbocus. Le FFC a trouvé, en effet, sur le cas de «alleged motive», difficle à croire la version de l’auteur de ces allégations. «The nature of his relationship  with Mr Persunnoo is evidenced by the tenor of their recorded conversation», peut-on lire à la page 21 (long de 25 pages) du rapport. Le comité a estimé que le représentant de Stanley United n’est pas allé de l’avant avec la suggestion  de Vinod Persunoo «as to how» le dernier match de la saison 2012-2013 entre Mahébourg Quartier – Stanley United doit être joué. «Stanley United ended up winning 3-1 thus eliminating the slim chance of Mahebourg Quartier of being promoted to the 1st Division League», peut-on encore lire. Le rapport ajoute que malgré cette victoire Stanley United n’a pu éviter la relégation en 2e division.
Dans la même foulée, le FFC vient de l’avant avec le point que Stanley United avait, durant la saison, perdu un joueur important durant le transfert alors que son adversaire direct pour la relégation, Upper Vale Starlight, avait acheté deux joueurs étrangers et nommé un nouveau entraîneur. «Which resulted in that team winning four out of its last five matches», écrit Roshi Bhadain. «The Committee there fore finds that on the basis of the facts disclosed before it, there is no reasonable basis to conclude that Stanley United was earmarked or targeted for relegation  from the National 2nd Division», soutiennent les auteurs du rapport.
Hosenbocus pas pris au sérieux
Toutefois, on note dans le rapport que celui qui a déclenché ce scandale n’a pas été pris au sérieux.  Notamment en ce qui concerne les enregistrements et les preuves pour soutenir les allégations. Dès la première analyse des faits qui ont été portés devant le comité, les auteurs du rapport estiment par rapport à la question de savoir s’il y a eu un changement dans le nombre d’équipe qui doit être promues de la D2 et la D1. «Il semblerait que le président de Stanley United, M. A. Hosenbocus navigue  en pleine confusion sur le fait que le système de compétition a changé au milieu de la saison. La plainte de M. Hosenbocus qu’il y a eu un changement durant la saison sur le nombre d’équipes qui seront promues de D2 en D1 « is unfounded» peut-on lire à la page 6 du rapport.
En fait, le président de Stanley United a perdu sur toute la ligne sur ce dossier. Sa plainte sur la rencontre «Upper Vale Starlight- Mahébourg Quartier qui a été jouée sans prendre en considération le système home-away n’était pas justifiée. Mieux le FFC reproche à Anzal Hosenbocus de n’avoir pas «disclosed the proofs which were in his possession. The committee queried Mr Hosenbocus on the proofs mentioned and he raised further issues in relation to alleged match fixing», écrit encore le rapport.
Sur le sujet d’allégations de «match fixing», le comité a estimé que  Anzal Hosenbocus n’était pas en mesure d’expliquer les raisons pourquoi:
(a) il n’a pas rapporté les «alleged attempts» de Vinod Persunoo pour le convaincre après la mi-temps de permettre à mahébourg Quartier de gagner.
(b) il n’a pas «challenge» Vinod Persunoo durant la conversation téléphonique eu égard au fait que Stanley United, mené au score 2-0, qu’il pouvait interférer dans un match qui se jouait au stade Sir Gaëtan Duval alors que physiquement il était présent au stade  Anjlay à Pamplemousses.
«The Committee also observed that at the time the said phone call, Stanley United could have remained in the 2e Division in the event that Case Noyale FC or Upper Vale Starlight were to draw or lose her last match, which is being played at the same time», écrit encore le FFC.
Plus qu’une machine à laver, le FFC a fini par faire passer Anzal Hosenbocus d’un statut de victime à celui d’accusé. Car le comité a même estimé dans son rapport que les «recording» soumis par Anzal Hosenbocus (I) pas complet, (ii) n’était pas an original one et (iii) le CD n’était pas « secured and was not authenticated. »
A propos du «second recording» qui «incrimine», selon Anzal Hosenbocus, Samir Sobha sur la base d’une conversation entre Salim Lallmohamed (vice-président de Stanley United) et un arbitre nommé Zaheer, connu aussi comme Zonion, qui avait arbitré la rencontre entre Case Noyale- Stanley United le 16 mars 2012. Le FFC a estimé qu’il ne pouvait donner une opinion sur cette issue du fait que les auteurs de la conversation ne sont pas venus déposer devant la commission.
La colère de Valayden
Tout ce rapport est  basé sur le témoignage de neuf témoins uniquement, des documents et des enregistrements audio. Il est à rappeler le FFC fait des recommandations, 15 au total à la fin de son rapport, mais ce sont celles formulées par l’avocat d’Anzal Hosenbocus, Rama Valayden.  Ce dernier est pour l’heure un homme en colère. La raison: il n’a pas encore obtenu une copie du rapport du FFC malgré ses nombreuses demandes auprès du secrétaire de la MFA? notamment auprès de Pathak Balgobin.
«Je ne peux pour l’heure commenter sur un rapport que j’ai pas lu. Mais l’essentiel des informations qui ont été publiées ces derniers jours sur les conclusions du  FFC il est clair que le FFC a montré ses limites», soutient Me Valayden à Week-End. Ce dernier compte faire appel à la justice si dans les jours qui viennent une copie du rapport n’est pas mis à sa disposition et compte bien tenir un point de presse autour de ce rapport.