Depuis ce matin, la Cour suprême est ébranlée par un gros scandale avec deux secrétaires de juges, les dénommés Jory et Issoory, de même qu’un membre de la profession légale, placés en état de détention au QG du Central CID. De graves allégations portant sur la manipulation de documents versés dans des dossiers lors des affaires devant cette instance du judiciaire contre le paiement de pots-de-vin ont été portées contre ces secrétaires de juges au-dessus de tout soupçon. En parallèle à l’arrestation de ces suspects au coeur même du système judiciaire, les responsables du Central CID, les assistants commissaires de police Pregassen Vuddamalay et Heman Jangi et le surintendant Yashdev Callee, se sont rendus en Cour suprême pour informer les autorités compétentes des premiers détails de ce qui est présenté comme un « Very High Profile Case ».
Depuis très tôt ce matin, les limiers du Central CID ont été mis en stand-by pour une enquête présentée comme étant « very delicate » avec des répercussions considérables. D’autre part, la Family Court, où l’un des suspects est affecté, n’a pas siégé ce matin. L’accès à l’enceinte de cette division de la Cour suprême était littéralement interdite aux membres de la profession. Des experts de l’IT Unit de la police avaient également accompagné les enquêteurs de la police mais aucun détail n’avait filtré quant aux attributions des spécialistes en informatique de la police.
L’arrestation des secrétaires affectés aux services des juges Hamuth et Caunhye a eu l’effet d’une véritable bombe car ce n’est pas tous les jours que le Central CID se permet d’opérer des arrestations de hauts officiels du judiciaire. Depuis tôt ce matin, ces deux suspects ont été amenés au QG du Central CID alors que d’autres complices, et un représentant de SMS Pariaz, M.Ahkee, accompagné de son homme de loi, sont arrivés en cours de journée. Des hommes de loi impliqués dans cette affaire sont également recherchés par la police pour interrogatoire.
Les faits qui sont reprochés aux auxiliaires de la justice sont encore plus graves car ils sont accusés de manipulation de dossiers de la Cour contre le paiement allégué de pots-de-vin de l’ordre de Rs 300 000. Cette affaire concerne un litige sur l’exclusivité de paris sur les matches de football à l’étranger, plus particulièrement en Grande-Bretagne, soit le Football Betting. Le cerveau allégué derrière ces ramifications n’est pas un inconnu du monde des paris : Michel Lee Shim, qui se trouve actuellement en Angleterre.
Cette affaire a commencé l’année dernière avec un procès initié par Sport Data Feed Ltd à la Commercial Division de la Cour suprême pour interdire à Stevenhills Ltd d’organiser des paris sur les matches de football à l’étranger. La raison évoquée par Michel Lee Shim est qu’il détenait les droits exclusifs pour l’organisation de ces paris même si la Gambling Regulatory Authority a accordé des permis à d’autres opérateurs.