C’est avec une certaine fierté que le sifflet numéro un mauricien, Rajindraparsad Seechurn, est rentré au pays lundi après avoir participé à la 29e Coupe d’Afrique des Nations de football, tenue du 19 janvier au 10 février en Afrique du Sud.
« Je suis fier de ma prestation pour ma troisième participation en tant qu’arbitre à la Coupe d’Afrique des Nations », a-t-il déclaré au Mauricien. Contrairement à ses deux précédentes participations (Angola 2010 et Gabon/Guinée Équatoriale 2012) où il avait officié deux à trois rencontres, Rajindraparsad Seechurn a été sollicité à cinq reprises en Afrique du Sud par la Confédération africaine de football.
En effet, il a été quatrième arbitre des matches de poule Éthiopie/Zambie et Ghana/Niger. Puis, il a été arbitre central du match explosif Côte d’Ivoire/Tunisie avant de diriger le premier quart de finale entre le Ghana et le Cap Vert. L’aventure s’est poursuivie jusqu’au terme de la CAN puisqu’il a été retenu comme quatrième arbitre de finale qui a vu la victoire 1-0 des Super Eagles du Nigeria aux dépens des Étalons du Burkina Faso dans l’impressionnant stade de Soccer City à Johannesburg.
« La compétition était très ardue. Il y avait beaucoup de pression sur le corp arbitral. D’ailleurs, Côte d’Ivoire/Tunisie (Ndlr : groupe D) avait un gros enjeu puisque c’était un match décisif pour la qualification en quarts de finale », a-t-il fait ressortir. Interrogé sur les erreurs d’arbitrage à répétition, il estime que « l’erreur est humaine. » « Il y avait trop de pressions sur les arbitres. Et la panique a pris le dessus. Aucun arbitre respectable vient à un match avec l’idée d’accumuler des fautes. »
Malgré tout, il dit qu’il a très bien apprécié la compétition. Après avoir dirigé sans reproche le premier quart Ghana/Cap Vert (victoire 2-0 des Ghanéens), le Mauricien faisait dès lors partie de la liste des arbitres probables pour la finale. « Être en finale, même en tant que quatrième arbitre, était en quelque sorte la cerise sur le gâteau pour moi. C’est quelque chose que l’on retient dans sa carrière. C’est aussi une récompense d’un travail assidu. »
Depuis qu’il porte le badge de la Fifa, il a officié plusieurs matches sur le continent notamment pour les qualifications de la Coupe du Monde, pour la CAN, la Champions League. En 2008, il avait dirigé la Super Cup d’Afrique entre le TP Mazembé et le Stade Malien, qui a vu la victoire des Congolais 1-0.
Rajindraparsad Seechurn, 43 ans en juin, peut toujours espérer faire une dernière CAN en 2015 au Maroc. Mais entre-temps, il nourrit l’espoir d’être retenu pour la prochaine Coupe du monde 2014 au Brésil. « Si je suis retenu, ce sera la consécration de ma carrière. Tout arbitre international rêve de pareille occasion », ajoute celui qui a été confirmé arbitre international depuis 2004.
Il tient à remercier tous ceux qui l’ont motivé et encouragé dans sa carrière et particulièrement durant la 29e CAN en Afrique du Sud. « Ma famille me soutient beaucoup. Mes collègues arbitres mauriciens, la Mauritius Football Association, le ministère de la Jeunesse et des Sports, sans oublier la force policière, particulièrement le commissaire de police, qui m’a donné un mois de release pour la CAN. »