Le football local compte officiellement depuis mercredi ses premiers détenteurs de la CAF Coaching B License. Ils sont en effet vingt entraîneurs exerçant sur le sol mauricien à avoir obtenu leur diplôme de la Confédération africaine de football (CAF) après une formation d’une semaine en mars dernier dirigée par le Sud-Africain Serame Letsoaka, instructeur de la CAF et directeur technique national de la South Africa Football Association.
La CAF Coaching B License est le minimum requis pour postuler pour être directeur technique national. Lors de la cérémonie de remise des certificats mercredi à la Football House, le président de la Mauritius Football Association (MFA), Vinod Persunnoo, a indiqué que son comité directeur viendra avec des mesures pour rehausser le niveau du coaching au sein des équipes.
« D’emblée, je dois remercier tous ceux qui ont décroché ce diplôme. La MFA met tout en oeuvre pour progresser à différents niveaux. Je dois aussi remercier Rooben Armoogum et Rajen Dorasami pour leur soutien à ce projet », a-t-il indiqué.
Vinod Persunnoo a dans la foulée fait ressortir qu’il ne sert pas à grand-chose d’avoir un certificat ou des connaissances sans les mettre en pratique et les transmettre aux autres. « Je m’attends à ce que votre ambition ne s’arrête pas là. Je connais votre dévouement pour le football. Je vous demande de continuer à apporter votre soutien et vos connaissances pour faire progresser ce sport », ajoute le président de la MFA.
Il a aussi mis l’accent sur l’importance qu’accorde la MFA en matière de développement de ses composants, notamment l’administration, les cadres techniques et l’arbitrage afin de produire un football de qualité. « Seul, le comité directeur n’y arrivera pas. Nous sommes des administrateurs et vous vous êtes des techniciens chargés de travailler et encadrer nos footballeurs. Nous avons besoin de tout un chacun pour faire avancer le football. »
Vinod Persunnoo a demandé aux détenteurs de la la CAF Coaching B License d’être partie prenante dans le développement qu’entreprend la MFA. Il a d’ailleurs signifié l’intention de favoriser ceux ayant des diplômes avancés pour entraîner les clubs évoluant chez l’élite.
« Nous ne pouvons plus faire les choses au petit bonheur. Nous voulons professionnaliser nos structures et c’est la raison pour laquelle il faut le faire à tous les échelons. Si nous voulons avoir un bon niveau, il va falloir commencer par avoir une base solide, c’est-à-dire le travail assidu avec les jeunes. À quoi sert-il d’avoir des entraîneurs étrangers pour l’équipe seniors si nous n’avons pas un certain niveau ? La base solide doit être l’affaire de tous », a estimé le président de la MFA.