Le coup d’envoi de la COSAFA U17 Championship, dont le premier match était joué en début d’après-midi entre le Kenya et la Zambie, sera donné officiellement samedi, avec la cérémonie d’ouverture, au stade Anjalay. Comme c’est la tradition, les entraîneurs des différentes sélections nationales participantes se sont rassemblés pour une conférence de presse d’avant-tournoi. L’occasion, pour les uns et les autres, de parler de leurs objectifs.
Ambiance détendue, camaraderie : on était loin, hier, à l’hôtel Aanari, à Flic en Flac, de l’atmosphère des terrains de football où on voit d’habitude les visages fermés des techniciens. Sue Destombes, représentante de la COSAFA, est la première à parler des enjeux de cette compétition. « C’est la prochaine génération de stars. On sait tous que ce n’est toujours facile de trouver des fonds pour les jeunes. Mais quand on voit l’effort de la Mauritius Football Association (MFA) pour l’organisation de cette compétition, il faut saluer cette initiative », a-t-elle déclaré.
Du côté des entraîneurs, si on salue et remercie la MFA pour avoir accepté d’abriter cette compétition, on a vite la tête au terrain. Forcément, les premiers regards sont braqués sur l’adversaire des Mauriciens samedi, la Namibie.
Quel est l’état d’esprit des joueurs de Timoty Jongarero ? « Nous voulons avoir le meilleur départ possible. » Selon lui, jouer contre le pays hôte en match d’ouverture n’est pas une chose aisée. « C’est toujours particulier. Mais les joueurs sont motivés, et ils sont conscients qu’il leur faudra passer ce premier test s’ils veulent réaliser quelque chose à cette compétition. »
Michael Mootoosamy, lui, fait dans la répartie. Sa formation découvre, comme beaucoup d’autres, le niveau de la COSAFA. « Ils vont jouer à domicile pour leur première sortie. Ils sont conscients de l’enjeu. » Mais surtout, l’entraîneur mauricien veut utiliser le temps de jeu pour préparer ses ouailles à leur prochain gros objectif, le match contre l’Angola, dans le cadre des éliminatoires de la CAN U17. « Cela nous fait au moins trois matches dans les jambes. »
Les Seychellois, eux, se disent confiants pour leur première sortie, contre l’Afrique du Sud, samedi. « C’est surtout par rapport à notre temps de jeu. Nous avons eu quelques petits soucis, mais je suis sûr que les garçons vont acquérir de l’expérience avec le niveau des rencontres », a dit Michel Renaud, l’entraîneur seychellois.
C’est Molefi Ntseki, le coach sud-africain, qui conclut. « Nous sommes heureux d’être ici. Nous savons que nous aurons affaire à une belle opposition, mais nous espérons surtout réaliser une bonne performance. » Game on, comme ils le disent.