Peu convaincu de la démarche de la Mauritius Football Association (MFA) d’avoir rejeté son appel pour l’institution d’un comité d’arbitrage indépendant suite au retrait de ses trois points de la victoire contre l’Etoile de l’Ouest le 19 juin dernier, l’état-major du Curepipe Starlight SC a logé une injonction en cour vendredi dernier pour demander justice. La MFA a été convoquée devant le juge le 19 septembre.
Les récentes décisions du comité directeur de l’instance de Trianon en ce qui concerne le championnat de première division 2011 ne finissent pas de créer des remous, particulièrement celle d’avoir retiré tous les points et les buts de l’Etoile de l’Ouest — le reléguant même en seconde division — suite à sa débâcle contre le CSSC (0-13) le 19 juin dernier au stade Harry-Latour.
Une décision qui a eu des conséquences néfastes pour la formation curepipienne laquelle a été rétrogradée à la neuvième place, ayant été écartée de la Super League. Les dirigeants curepipiens ne digèrent pas la façon dont ce dossier a été traité, d’où leur requête de mettre sur pied un comité d’arbitrage.
Dans l’affidavit logé la semaine dernière par le président du club, Harold Mayer, il est écrit que si la MFA avait appliqué les règlements de la compétition, tout cela n’aurait pas eu lieu, notamment l’article qui stipule qu’au cas où un club ne s’est pas encore présenté sur le terrain quinze minutes après le coup d’envoi, la victoire doit revenir automatiquement à l’adversaire sur un score de 3-0.
Le comble, selon cet affidavit, c’est que le CSSC a dû jouer cette rencontre sur l’intervention d’un officiel de la MFA (en l’occurrence l’assistant-secrétaire général, Pathak Ballgobin, comme cité dans le document), même si l’Etoile de l’Ouest n’a aligné que sept éléments pour débuter la partie, comme l’autorisent les règlements.
En seconde période, un joueur de la formation de l’Ouest s’est blessé et le match a été arrêté. Le score était à ce moment de 13-0 en faveur des Curepipiens. Ces derniers se demandent en quoi ils sont fautifs pour être pénalisés de la sorte. Des sanctions auraient dû être prises contre l’Etoile de l’Ouest et non pas à l’encontre du CSSC.
« Si la loi avait été appliquée dès le départ, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous nous sentons lésés par cette décision injuste qui a des conséquences morales et financières sur le club. D’où notre requête d’avoir un arbitrage indépendant. Nous regrettons d’en arriver là. Le football a besoin d’avancer et nous nous en remettrons à la décision du comité d’arbitrage », nous a confié Harold Mayer.
Du côté de la MFA, c’est hier qu’elle a pris connaissance de cette injonction et qu’elle aura à fournir des explications devant le juge. « Tout ce que je peux dire, c’est que le comité directeur a pris une décision par rapport aux données obtenues. Nous avons aussi eu l’occasion de nous entretenir avec les dirigeants du CSSC. Toutefois, la décision du comité est irréversible. Le CSSC devra assumer ses responsabilités car selon les lois de la FIFA, il est interdit de poursuivre une fédération nationale en cour », a fait ressortir le président de la MFA, Vinod Persunnoo.