Sevrée de Republic Cup depuis sa consécration en 2005, l’ASPL 2000 a mis fin à neuf années de disette en remportant la finale d’hier après-midi au New George V Stadium aux dépens du Curepipe Starlight SC (CSSC) grâce à un but signé Doddy Édouard à la 74e minute.
Le CSSC devra repasser. Finaliste deux fois consécutivement, l’équipe curepipienne n’a pas su tirer les enseignements de la finale perdue contre le Pamplemousses SC en 2013. Cette fois, l’équipe de Sydney Caëtane est venue défier la bande à Fidy Rasoanaivo à Curepipe même.
« Nous étions bien préparés. Les joueurs étaient motivés pour cette première finale de Repubic Cup de l’ASPL 2000. Nous avons cru en nous et sommes allés jusqu’au bout de notre rêve. Cette victoire est une récompense pour le groupe, les joueurs et les dirigeants, sans oublier nos supporters », fait ressortir, heureux, Sydney Caëtane, qui est à la tête de l’ASPL 2000 depuis le début de la saison.
Sur l’ensemble, le CSSC a eu les meilleures occasions mais, visiblement, il y avait un manque de conviction au sein du groupe. En revanche, l’équipe de la capitale a su contenir son adversaire contre vents et marrées, avant de trouver la faille dans la défense adverse avec un but de Doddy Édouard sur un tir à bout portant après un contrôle orienté et ce, suite à une action collective entre Marco Dorza et Jonathan Ernest (1-0, 74e).
Déjà double buteur lors de la demi-finale contre Pamplemousses, Doddy Édouard était le principal attaquant de l’ASPL 2000 hier en l’absence de Kevin Battomen, suspendu. « Je suis très content d’avoir inscrit le but victorieux de l’ASPL 2000. C’est en quelque sorte un clin d’oeil aux dirigeants de l’équipe qui m’ont accueilli en janvier alors que je n’avais pas de club à Maurice après avoir évolué cinq saisons dans le championnats réunionnais avec l’US Marsouins », souligne pour sa part le buteur.
Après une première mi-temps équilibrée dont les points forts ont été un coup franc d’Andry Lalaina détourné par Yannick Macoa et un tir dangereux de Stéphane Nabab repoussé par François Ammomoothoo, le CSSC a démarré la seconde tranche tambour battant. En l’espace de deux minutes, la formation curepipienne obtint deux occasions. Le tir de l’attaquant malgache Johnny Razanakoto percuta la transversale (48e), puis Fabrice Pithia, en bonne position, buta sur Ammomoothoo (50e). Sur un centre de Fabrice Pauline, Stephane Nabab vit sa reprise frontale heurter le montant droit des buts port-louisiens (80e).
« Je suis déçu du verdict. Nous étions mieux que l’adversaire. Nous avons eu plusieurs occasions. C’est ça le football. Mais il faut faire avec », lâche Fidy Rasoanaivo. Soulignons que la mairesse de Port-Louis, Dorine Chukowry, et le maire de Curepipe, Mario Bienvenu, ont assisté à cette finale.