Le groupe des huit (G8), composé de Anoop Madhow, Mustapha Chitbahal, Mario Thomas, Ram Narrainen, Rayman Furjun, Barlen Sengayen, Samir Sobha et Nanda Kisten, tous membres élus du comité directeur de la Mauritius Football Association (MFA) revient à la change. Après s’est vu interdire d’organiser une réunion de l’exécutif convoquée par leurs soins, par le juge  Teelock, le groupe n’abandonne pas pour autant leur démarche pour présenter une motion de «no-confidence» contre le président, Vinod Persunnoo. En effet, dans le courrier qu’ils ont envoyé en date du 4 octobre, le G8 réaffirme leur solidarité et leur détermination. Ils proposent cette fois que cette réunion se fasse le 12 octobre à 16h30 avec le même agenda du départ. Vinod Persunnoo, pour sa part, affirme à Week-End chercher un avis légal.
Visiblement la bataille légale pour changer la direction actuelle de la MFA est bien engagée. Lundi dernier, le président de cette instance a remué ciel et terre pour chercher un ordre de la cours pour interdire la réunion qu’un groupe de 8 des 11 membres élus de la direction de la MFA allait organiser avec un agenda précis. A savoir le vote d’une motion de non-confiance à l’égard du président, Vinod Persunnoo et la réorganisation du comité directeur. Le Juge Teelock a considéré que «the matter is so urgent as to require the immediate intervention of a Judge before notice if the application is served on the respondents (le G8) and the Co-respondent (MFA)». Pas de réunion officielle, mais le groupe en compagnie du secrétaire général, Bhurdwaz Mungur, ont quand même tenu une réunion dans la salle de conseil de la Football House.
Pour revenir à la charge, le groupe mené par Anoop Madhow a de nouveau écrit au secrétaire de la MFA pour demander que ladite réunion se tienne cette fois le 12 octobre 2011 à 16h30. Mais au préalable, le groupe des 8 devait indiquer dans sa lettre que (1) le président de la MFA a agi « mala fide » quand il n’a pas produit en cours une lettre en date du 30 septembre 2011 dans laquelle mention est faite que le G8 n’avait pas besoin du stand du président pour l’organisation de cette réunion «as he was the targeted member», (2) le président aurait dû sans délai demander au secrétaire de la MFA de convoquer cette réunion du comité directeur et (3) que le président a obtenu une injonction de la cour dans «disclosing material facts of the court».
Clubs incrédules
Cette fois le G8 vient de l’avant avec la Schedule 3, section 7 (4) du Sports Act pour dire qu’une réunion urgent du comité directeur peut être convoquée par le président «as well, mais comme le président «is the targeted member, the said motion of non-confidence, we need not get stand and request to call the said urgent meeting».
Pour conclure, le G8 réclame cette réunion du 12 octobre. Contacté par Week-End, le président de la MFA souligne encore sa sérénité devant la situation. Même s’il faut dire que la Football House roule au point mort depuis que son exécutif n’arrive pas à se réunir depuis le 7 septembre dernier. «Comme la dernière fois, je suis serein. Je vois que le groupe des contestataires a changé de ton dans leur lettre. Je suis en consultation avec mon conseillé légal, je vais voir comment les choses vont évoluer», a soutenu à Week-End Vinod Persunnoo.
Mais une des premières conséquences visibles de cette bagarre pour le contrôle de la MFA, c’est la mise en veilleuse du Championnat du D1 qui devait positivement débuter le 14 octobre. Alors même qu’il n’a pas encore commencé que déjà on parle de changer de formule de compétition. Les contestataires ont évoqué la possibilité d’un retour avec une compétition de 12 équipes en D1 et D2. Le tout devant des clubs incrédules.