Une réunion consultative s’est tenu mercredi dernier au Ministère de la Jeunesse et des Sports entre les acteurs du football, à savoir la Mauritius Football Association (MFA), les clubs de la Premier League ainsi que les anciens clubs (Fire Brigade, Scouts Club, Sunrise, Racing et Cadets). 25 personnes étaient présentes pour discuter de la meilleure formule afin que le projet de la semi-professionnalisation du football devienne une réalité.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo a brossé un tableau sur l’état actuel du football à Maurice et la nécessité de venir de l’avant avec un nouveau projet concernant la professionnalisation du football avec l’introduction d’une ligue semi-professionnelle. Le PS. M. Phokeer, a ensuite présenté 3 différents modèles de cette ligue qui ont été élaborés après discussions et consultations avec les différents partenaires.
Le modèle A repose sur une ligue semi–professionnelle séparé de la MFA. Quant au modèle B, il concerne une ligue opérant sous la tutelle de la MFA. En ce qu’il s’agit du troisième modèle, sera une ligue séparée de la MFA mais qui repose sur la base de « private ownership » soit une firme privée investissant dans le club devient propriétaire du club. Le management du Club sera ainsi professionnalisé. L’investisseur qui investit aura plein droit sur le contrôle du club. La ligue est aussi organisée sur une base privée. Les clubs prenant part dans la ligue seront appelés à contribuer dans cette ligue mais recevront éventuellement des bénéfices dépendant de leur côtes parts.
Le débat qui a été très animé a duré 2 heures pour aboutir sur un consensus pour le modèle C. Anwar Elahee, représentant de l’ASPL 2000, a été l’un des principaux intervenants. « En tant que représentant d’un club, je trouve que c’est un projet positif même si c’est encore au stade embryonnaire. Nous voulons tous que le football retrouve sa gloire d’antan. Il est trop tôt pour trouver un consensus mais les trois modèles de projet ont été présenté et c’est une bonne chôse. La question essentiel était bien évidemment les finances. Parce qu’avec 1 million de roupie que donne le gouvernement, cela restera au stade de rêve et ne deviendra pas une réalité. Rs 8 M est ce que pourrait couter au bas mot une équipe de semi-professionnelle. Je souhaite que la MFA joue pleinement son rôle dans cette affaire et non pas au chat et à la souris », indique Anwar Elahee.
Il est à noter que cette réunion sera suivie par d’autres réunions avec des investisseurs potentiels pour ce projet. Le comité conjoint MJS/MFA se réunira très prochainement pour peaufiner le projet.