Le groupe d’alternance emmené par son leader, Anwar Elahee, n’est pas passé par quatre chemins vendredi  pour contester la légitimité du Tribunal d’Arbitrage, mis en place par la FIFA après que les irrégularités furent décelées dans l’organisation de l’aassemblée générale élective de la MFA le 11 octobre 2013. Plus d’une semaine après  le Ruling du Tribunal Collendavelloo, les principaux responsables de ce groupe ont tenu un point de presse jeudi à l’hôtel St-Georges pour, entre autres, maintenir leur position par rapport à l’actuel comité en place au Football House de Trianon et aussi dénoncé la mauvaise gestion du football mauricien tout en «menaces», dont sont actuellement victimes les clubs qui soutiennent ce groupe.
C’est désormais une certitude malgré le Ruling « tailor made» en faveur de l’équipe de Samir Sobah et la reconnaissance quasi-immédiate de la FIFA, le groupe de l’alternance ne reconnaît en aucun cas le nouveau comité directeur. «Nous avons logé une motion en cour  depuis le 16 avril dernier contre la légitimité du tribunal d’arbitrage. Cette action n’est ni contre la MFA ni contre la FIFA. Notre démarche est motivée par le fait que la date du 28 février n’avait pas été respectée par le président du Tribunal et selon les lois du pays, notamment les procédures des codes civils, le Tribunal n’avait plus le droit de continuer du fait qu’il n’avait pas obtenu notre « agreement » pour continuer comme l’avait demandé le président du Tribunal en janvier dernier lorsqu’il avait constaté qu’il n’allait pas pouvoir rendre son Ruling dans les temps à savoir le 28 février», a expliqué Anwar Elahee.
Ce dernier a dit que son groupe est plus que jamais déterminé à mener jusqu’au bout ce combat. «Nous croyons que notre combat est juste et nous faisons confiance à la justice de notre pays. Nous estimons que le travail qu’a fait le Tribunal est bâclé et que le Ruling a été écrit à la va-vite, c’est-à-dire un « Ruling Tailor Made pour Samir Sobha ». Ce n’est pas possible que les choses se soient décantées aussi vite, soit en moins de 24 heures alors que durant plus de trois mois Ivan Collendavelloo n’avait pas trouvé le temps nécessaire pour se consacrer à ce dossier», a soutenu l’intervenant.
Une porte ouverte
Anwar Elahee a fait notamment ressortir  que les lois existent dans le pays et il faut le respecter.  «C’est un fait que la FIFA a voulu en finir très vite avec ce litige et c’est sans doute pour cette raison qu’elle a accordé sa reconnaissance à ce comité directeur, voulant ainsi régler rapidement ce problème. Je n’ai pas d’autres explications» a-t-il notamment ajouté. Toutefois, Anwar Elahee dit avoir lu le Ruling de Ivan Collendavelloo et n’a pu s’empêcher de relever les incohérences. «Les élections n’ont pas eu lieu en bonne et due forme selon les statuts en vigueur. Elles ont été faussées.A  titre d’exemple, un membre qui était candidat n’était pas compliant avec les statuts, tout comme un autre qui représentait deux clubs. Ivan Collendavelloo trouve cela normal. Comme il trouve aussi normal qu’une personne qui a été sanctionnée par une cour de justice soit candidat alors que les statuts de la fédération l’interdise. On note dans le rapport que Ivan Collendavelloo souligne que cette faute n’est pas « assez grave ». On se demande alors si ce n’est pas une porte ouverte à tous les abus au sein de la fédération, car comment Ivan Collendavelloo peut-il juger qu’une faute sanctionnée par la justice n’est pas assez grave ou est assez grave?», s’interroge le leader du groupe de l’Alternance.
«Ce n’est pas possible qu’un membre du comité directeur sortant soit délégué et candidat à la fois. Cela va à l’encontre des statuts, comme il est à l’encontre des statuts que des membres de l’exécutif démissionnent quelques minutes seulement avant l’assemblée. Tout cela, Ivan Collendavelloo trouve que ces faits n’auraient pas eu d’incidence sur les résultats des élections. Mais à bien voir, si les personnes qui n’avaient le droit de participer à ces élections avaient été retirées de la liste, il n’y aurait pas eu suffisamment de représentants pour avoir le quorum pour tenir cette assemblée le 11 octobre dernier», souligne-t-il. Ce qui explique pourquoi il continue sa lutte en dépit des menaces et des victimisation auxquelles font face certains clubs.
Anwar Elahee est également revenu sur le niveau du football actuel, brossant un  tableau plus que sombre. «Rien de concret n’a été fait pour le football et cela dure depuis quatre ans maintenant. Car c’est toujours la même équipe qui est en place», dira encore l’intervenant. Le Club M, dit-il,  évolue «once upon a time» et en ce qu’il s’agit du calendrier des compétitions, c’est toujours la cacophonie, notamment la MFA Cup  dont personne ne sait ce qu’il adviendra de la suite des compétitions. Ou est passée la formation? Nous attendons que la MFA vienne avec un projet bien ficelé et réalisable surtout en ce qu’il s’agit de la professionnalisation du football. Mais valeur du jour, il n’en est rien» , fait ressortir le leader du Groupe de l’Alternance.
Anoop Madhow a aussi dénoncé les manquements de la MFA et qui a pris pour exemple le cas des licences qui portent toujours la signaure du secrétaire général suspendu depuis deux ans, Sada Vuddamalay. «Les 2000 à 3000 licences de football sont signés par Sada Vuddamalay, ancien secrétaire général de la MFA sont-elles légales?  C’est de l’amateurisme pur et dur et c’est dommage pour notre sport roi», devait-t-il indiquer. Ce dernier n’a pas manqué de revenir sur le cas des équipements volés du Club M qui n’est toujours pas expliqué.