Saint-Pauloise/ASPL 2000 : 4-2. Les champions de La Réunion ont pris une belle option sur la qualification en match aller du groupe B du tournoi de l’Union des fédérations de football de l’océan Indien (UFFOI) en battant des Mauriciens fébriles en défense. La manche retour est prévue samedi prochain toujours à l’île soeur.
Finalement, il n’y a pas eu de bonne surprise. Avec 261 entrées payantes seulement, ce premier tour aller du tournoi de l’UFFOI n’a fait que confirmer le peu d’intérêt suscité par cette compétition. On savait sa formule déjà au rabais après les désistements de Mayotte et des Seychelles. En découvrant son règlement qui autorise les équipes à procéder à cinq remplacements, on ne peut que constater le caractère folâtre de ce qui est censé mettre en valeur les meilleures formations de la zone. Soit. Tant mieux pour les coaches.
Le tort des absents, pour le coup, est d’avoir manqué la Saint-Pauloise réciter studieusement ses gammes face à des Mauriciens qui étaient venus pour s’engager, mais avaient laissé leur adresse défensive à Port-Louis. Nicolas Raynal, dans les buts, n’était pas là non plus pour rassurer ses copains.
Si bien qu’au bout de vingt minutes, les Réunionnais menaient 1-0 et Fidy Rasoanaivo, l’entraîneur de l’ASPL 2000, avait déjà procédé à deux changements, sortant coup sur coup ses deux latéraux, Lemince et Rose. « Ils n’étaient pas dedans », livrera le coach qui, visiblement, n’est pas du genre à transiger.
Et lorsque Basquaise inscrivait le second but (29e), les craintes éprouvées par Fidy avant la rencontre trouvaient leur justification. Saint-Paul était au-dessus tactiquement et techniquement. Question vitesse aussi. Les occasions en sa faveur se sont multipliées tout au long de la partie. Les milieux port-louisiens L’Enclume et Lalaina avaient beau essayer de jouer les éclaireurs, les locaux faisaient bloc. Imperturbables ou presque. Sur deux coups de pied arrêtés, seules occasions des “cousins”, la défense craquait. Deux turbulences qui suffisent à Christian Dafreville pour juger sévèrement que son équipe a manqué de sérieux. « On s’est fait bouger, certes deux fois, mais c’est deux fois de trop. » Perfectionniste l’ami Dafreville ?
« Non, c’est pour qu’on continue à progresser. On sent que par moments les joueurs s’amusent, s’enflamment et son moins précis. C’est un danger. » Ou le signe d’une équipe grandement en confiance, même amputée de plusieurs joueurs-clé ? Hubert, Escudé, Cholet, Besson et Fraumens manquaient et ça ne s’est pas vu. La sérénité d’un Mathieu Saïdou en défense ou d’un Xavier Dijoux, titularisé au milieu et à l’origine de deux buts, est un bon motif de satisfaction pour le technicien de l’Ouest. Devant, plus besoin de vanter les mérites de Basquaise qui, avec Rasolofo, ont formé un duo efficace hier. « C’était important que mes joueurs découvrent un autre football, même s’il n’y a pas de gros enjeu », rappelle Dafreville.
À l’arrivée, le score final est de bon augure pour les Saint-Paulois en vue du match retour, samedi. Les deux buts inscrits par les Mauriciens n’ayant pas de grande incidence puisque la règle du goal-average, farfelue là encore, ne repose pas sur le principe du but à l’extérieur qui compte double
Photos : Frédéric Laï-Yu
(JIR)