Week-End a rencontré la sélection nationale de football féminine vendredi après-midi à la Sepp Blatter Football House (Trianon) lors d’un entraînement sous la férule de l’entraîneur national, Alain Happe, accompagné de son adjoint Jocelyn Permal. Le championnat terminé, pas le temps de chômer pour le Lady Club M, qui s’entraîne assidûment avec l’espoir de réaliser une bonne performance aux JIOI à La Réunion.
Alain Happe n’y va pas avec le dos de la cuillère. Les maîtres mots sont discipline, rigueur et volonté. « Je ne leur fait pas de cadeaux. J’ai beaucoup de respect pour elles. Mais je suis très à cheval sur la discipline, la rigueur et la volonté aux entraînements. On se connaît suffisamment et on se peut se permettre de se rentrer dedans quand il le faut », indique le sélectionneur national. Il soutient notamment que le groupe est vivant. « Le football féminin a faim de victoires et de reconnaissances. C’est un nouveau chapitre qui commence. C’est une équipe soudée et qui vit bien ensemble ».
Le technicien français souligne toutefois qu’il y a des lacunes au sein de la sélection. « Il y a certainement du potentiel avec des joueuses qui sont complémentaires, mais elles ont aussi des lacunes. Mon rôle est de bien évaluer le groupe et de le rendre compétitif. Autant le dire, les filles sont capables de bien faire mais aussi de complètement passé à côté de leur sujet. C’est tout à fait normal car l’équipe est en construction et cela prend du temps. À moi de trouver cet équilibre qui leur permettra de franchir un palier dans leur carrière de joueuses », fait ressortir Alain Happe. À noter que la team-manager est Daniella Sophie, elle qui abat un gros travail en veillant au bon déroulement des opérations.
En ce qu’il s’agit des forces en présence dans le cadre des JIOI, Alain Happe répond : « De par mon réseau, j’ai pu comprendre que la sélection réunionnaise était en stage en métropole. Elles ont pris une valise (7-0) contre l’équipe féminine de Metz, que je connais très bien car j’y ai formé des joueuses. Ce qui me permet d’espérer. Madagascar a pour sa part dominé le Botswana et j’ai entendu dire que la formation tenait la route. Elle demeure de ce fait très dangereuse. Quant aux Comores, j’ai vu qu’une sélection a été formée uniquement en photo. Rien d’autre. Nous sommes un peu dans l’inconnu. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre mais nous continuons à travailler. Nous nous devons de donner le maximum. »