L’ancien sélectionneur national , le technicien Didier Six, a tenu une conférence de presse vendredi-midi au Parliament Café à Port-Louis, se défendant notamment contre les accusations portées contre lui. Il a ainsi donné sa version des faits qui lui sont reprochés tout en assenant quelques piques à la Mauritius Football Association (MFA). Selon lui, il y a  « des vers dans la pomme ».
Didier Six avait à coeur de s’expliquer sur ce qu’il considère comme un manque de respect total à son égard. « J’ai entendu dire que j’ai été limogé mais je n’ai toujours pas été informé officiellement de cette mise à pied. Je n’ai reçu aucun courrier », avoue-t-il. « Je me suis absenté durant 48 heures. À ma plus grande stupéfaction à mon arrivée au pay, c’est le désordre total. J’apprends que je suis démis de mes fonctions. Que suis-je censé en penser ? Je crois que c’était un coup calculé pour m’évincer du groupe », affirme notre interlocuteur. Pour rappel, les faits remontent à vendredi et samedi derniers. Didier Six n’était pas rentré au pays après la COSAFA Cup avec les joueurs et nul ne savait où il s’était rendu. Il n’avait plus donné signe  de vie, ce qui a conduit à son licenciement. Il revient sur cet épisode…
« Devant témoins, j’ai fait savoir avant mon départ pour la COSAFA Cup que je devais me rendre en France pour signer des documents importants. J’avais notamment souligné que si ne nous nous qualifions pas pour les quarts de finale, je prendrai la direction de mon pays pour faire ce que j’avais à faire et que je reviendrai au plus vite. C’est ce qui s’est passé. On me reproche notamment d’avoir abandonné mon groupe quand j’étais bel et bien présent pour les voir monter dans le bus et aussi les féliciter pour leurs dévouements car ils n’ont pas évolué dans les meilleures conditions », avance-t-il. « On peut me reprocher plein de choses mais pas d’abandonner mes joueurs. Je ne l’ai jamais fait et ce n’est pas maintenant que ça va commencer », précise-t-il avec force et conviction.
À la COSAFA Cup, Didier Six estime qu’il y a eu beaucoup d’incidents qui n’ont pas été favorables au Club M. « Dans un premier temps, avant le match inaugural contre le Zimbabwe, je me suis rendu compte que Jonathan Edouard et Francis ne pouvaient pas jouer pour des raisons administratives que je n’ai jamais comprises et que je ne comprends toujours pas jusqu’à présent. J’ai alors dit à Nazir Bowud (assistant-secrétaire de la MFA et délégué de la COSAFA) que je ne pouvais pas travailler dans ces conditions, dans ce type de contexte. Quand ai-je parler de démission ? ». « D’autres incidents ont eu lieu, notamment l’épisode de la chasuble contre le Zimbabwe. Je reconnais ma faute : c’est d’être entrer sur le terrain lorsque mon attaquant Andy Sophie s’est fait découper par un joueur adverse. Ensuite, Bruno Ravina s’est blessé et son bras avait doublé. J’ai été le voir et j’ai demandé à des joueurs qui s’échauffaient de rester avec lui. Je ne pouvais pas le laisser seul car il n’y avait ni medecin, ni ambulance », souligne notre interlocuteur.
Il soutient, « J’ai donné de l’espoir à ses jeunes en mettant en place une équipe solide. Et maintenant certaines personnes veulent fragiliser ce groupe. La meilleure solution est donc de continuer avec le trio Happe/Patel/L’Enclume qui continueront le travail ». À la question de savoir ce qu’il comptait entreprendre, il a répondu, « Je ne rencontrerai que trois personnes soit le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, Georges Chung ou Samir Sobha. J’ai bien roulé ma bosse et je ne suis pas un débutant et encore moins un bisounours », a-t-il conclu.