La Mauritius Football Association (MFA) s’enlise à nouveau dans une crise sans précédent. Le comité directeur qui s’est réuni sous la présidence d’un Vinod Persunnoo en minorité vendredi dernier a pris la décision de supprimer une nouvelle fois la Premier League. Il a aussi déclaré illégale la récente assemblée générale extraordinaire tout en limogeant le Planning, Developement and Finance Officer, Rouben Armoogum.
De rebondissement en rebondissement dans le feuilleton sans fin à Trianon. Les membres du groupe contestataire au sein du comité directeur de la MFA ont répondu présent à la réunion de vendredi dernier. Comme on s’y attendait, Vinod Persunnoo s’est retrouvé tout seul. Il n’a pu rien faire face à la détermination du G8 de maintenir sa décision de revenir sur l’ancienne formule qu’est une première division à treize clubs et celle de la deuxième à douze.
Une prise de position contraire aux résolutions prises lors de l’assemblée générale extraordinaire du 21 octobre dernier qui avait exigé la réinstitution de la Premier League et des deux autres divisions (1 et 2). Le G8 s’est appesanti sur l’illégalité de cette AG extraordinaire et du fait que les recommandations n’ont pas encore été soumises au secrétariat de la MFA à vendredi dernier.
« Tout d’abord, il faudra venir prouver si cette AG extraordinaire était légale. De l’autre côté, nous n’avons pas considéré leur requête vu que nous n’avons rien reçu de leur part », nous a confié le porte-parole du G8, Anoop Madhow. Ce dernier nous a aussi confirmé le limogeage du PDF Manager ainsi que le forfait du Club M contre le Liberia.
Quant à Vinod Persunnoo, il est resté impuissant face aux décisions de la majorité des membres, même s’il a voté contre. « Je n’ai pas approuvé le licenciement de Rouben Armoogum. Nous envisageons certaines actions dont la plus plausible demeure une assemblée générale spéciale pour revoir cette décision, voire même les autres décisions », a-t-il fait ressortir.
Par ailleurs, nous apprenons que le groupe d’opposition déposera les résolutions prises le 21 octobre dernier. Il maintient que cette AG extraordinaire était légale. « C’est facile de dire le contraire quand on a tout fait pour empêcher quelques délégués de s’y déplacer. Ils sont en train de manipuler certains dossiers. Mais nous avons les preuves et nous maintenons que c’était légal. Donc, les décisions devront être entérinées par le comité directeur », martèle un membre de l’opposition.
D’ailleurs, les clubs convoqués cet après-midi à la Trianon House pour le “tirage au sort” des compétitions comptent soulever cette question. D’autant que la majorité est contre l’idée d’un retour à l’ancienne formule. « On est en train de prendre des décisions bric-à-brac. Nous, les dirigeants de clubs, sommes dans le flou total. Déjà, nous faisons face à des contraintes financières. Nous espérons que les décideurs seront présents cet après-midi et n’agiront pas comme des lâches. Qu’ils viennent s’expliquer clairement sur leur démarche », soutient un dirigeant d’un club de l’élite.