Les joueuses de la présélection féminine de football s’entraînent actuellement sur la pelouse synthétique de la Sepp Blatter Football House à Trianon sous la férule de l’entraîneur adjoint, Jocelyn Permal (ancienne gloire de la Fire Brigade). Le sélectionneur national, le Français Alain Happe, reprendra du service cette semaine, lui qui avait accompagné le Club M en Afrique du Sud lors de la 15e édition de la COSAFA Cup. « Les filles s’entraînent actuellement deux fois par semaine, soit le mercredi et le vendredi à partir de 17h30. Pour le moment, elles n’ont pas de sparring-partners et elles doivent disputer des rencontres face aux garçons des -15 et – 17 ans », explique Jocelyn Permal. Week-End a ainsi pu voir en action vendredi les coéquipières de Martine Kelly face aux anciennes gloires du football mauricien emmené par Mukesh Ramrekha. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont du répondant.
« Ce match me permet d’évaluer leur niveau tactique et aussi de scruter les séquences de jeu qui sont vraiment très importantes. La qualité des passes, le jeu collectif, la concentration et la condition physique des footballeuses sont examinés à la loupe. Rien n’est laissé au hasard », indique le coach adjoint. Même son de cloche du côté de la team manager, Daniella Andriamandranto qui fait ressortir que les filles sont très motivées. « Elles veulent montrer de quoi elles sont capables. C’est une équipe soudée avec des joueuses de qualité qui travaillent avec un seul et même objectif, celui de réaliser une belle prestation en terre réunionnaise pour les Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) du 1er au 9 août ». Pourtant, la tâche s’annonce ardue pour les joueuses du Club M qui se retrouveront dans la Poule B avec Madagascar et les Comores.
Mais les joueuses sont prêtes à relever le défi et en découdre avec les forces en présence, à l’instar de la polyvalente Anaëlle Rassoie (23 ans) qui évolue à Cercle de Joachim. « Nous sommes super motivées et nous savons ce que nous avons à faire. C’est la discipline, la rigueur, le travail et les sacrifices qui nous conduiront à la victoire. Nous devons rester positifs et nous concentrer sur notre jeu en étant réalistes et conscientes de nos qualités », assure Anaëlle Rassoie, habitante de Bambous qui a fait ses classes à Petite-Rivière-Noire avant d’intégrer Plaisance Spoutnik et ensuite Cercle de Joachim. Autant dire que pour l’heure, les joueuses font actuellement avec les moyens du bord en attendant des frottements avec d’autres joueuses.