Nouvelle déception dans le camp du groupe des huit contestataires du comité directeur de la Mauritius Football Association (MFA) avec un troisième renvoi de la réunion d’urgence, prévue hier à Trianon. Cela est dû à un ordre intérimaire de la cour suite à une nouvelle injonction du président Vinod Persunnoo. Le groupe des huit a été convoqué devant le juge Bushan Domah demain matin.
Encore donc un rebondissement dans l’affaire opposant Vinod Persunnoo et les contestataires. L’huissier s’est pointé à la MFA vers 16h pour informer le G8 de l’ordre intérimaire émanant de la cour. Après avoir pris connaissance de la teneur du verdict, les membres ont suspendu la réunion en attendant la décision finale du juge demain.
« It was ordered that the interim order do remain in force until Thursday the 20th of October at 9h30 when the Respondents and Co-Respondent are ordered to appear before the Honourable Judge sitting in Chambers, to show cause why the interim order should not be made interlocutory », peut-on lire dans le verdict du juge Bushan Domah.
Le G8 a du reste commenté sur cette affaire lors d’un point de presse improvisé hier à Trianon où le porte-parole, Anoop Madhow, a fustigé la démarche de Vinod Persunnoo. « Nous sommes une nouvelle fois suspendus à cet ordre. Persunnoo continue de prendre le football en otage alors que les clubs et les joueurs se plaignent. Même la politique s’y est mêlée avec une question parlementaire hier. »
Anoop Madhow avance même que Vinod Persunnoo est allé contre les règlements de la FIFA et du Sports Act en ayant recours à la justice. Il a cité une correspondance de la FIFA datant de juin 2011 qui stipule que « following allegations that members of the MFA might go to Mauritian Courts, we would like to state that recourse to ordinary courts is strictly prohibited according to article 64 (2). »
Le porte-parole du G8 soutient que Vinod Persunnoo doit assumer ses responsabilités et il n’est pas à écarter que des actions légales soient prises. « L’heure est grave. Nous devrons prendre des mesures urgentes pour ne pas pénaliser les clubs vu que des coûts additionnels sont venus se greffer à leurs budgets. J’appelle tout le monde à prendre conscience de la situation et agir en tant que responsables. »
Vinod Persunnoo, de son côté, explique sa démarche dans le but principal de « revaloriser l’office du président et non pas comme on la traite actuellement. » « Je mène une bataille pour ne pas créer un précédent. C’est pourquoi j’ai demandé que l’assemblée générale — qui est suprême et qui m’a plébiscité — prenne la décision qui s’impose et apporte la stabilité voulue. Ce n’est pas un combat personnel », souligne-t-il.
Statu quo donc pour encore quelques heures. Les contestataires devront désormais préparer leur défense. Du côté de l’opposition, on n’attend que ce vendredi avec la tenue de l’assemblée générale spéciale à Trianon (16h30).