Place à la finale de la Republic Cup 2014 aujourd’hui au New George V Stadium à Curepipe entre le Curepipe Starlight SC (champion de Maurice en exercice) et l’ASPL 2000. Qui succèdera au Pamplemousses SC, vainqueur de la précédente édition? Les Curepipiens tenteront cette fois-ci de renouer avec le succès, eux qui avaient été finalistes malheureux contre les Nordistes en 2013. Quant à l’ASPL 2000, elle viendra avec la ferme intention de remporter ce trophée, qu’elle n’a plus gagné depuis 2005.
Une finale CSSC-ASPL 2000 qui vaudra très certainement le détour au New George V Stadium à Curepipe. La formation de la Ville Lumière, championne de Maurice en titre, mais actuellement mal embarquée en championnat, a toutefois trouvé les ressources nécessaires pour se hisser en finale de la Republic Cup, sans trop forcer. Jeudi en demi-finale, la bande à Fidy Rasoanaivo a facilement pris la mesure de l’Association Sportive Vacoas-Phoenix (ASVP) sur le score de 3 buts à 0 à Bambous.
C’est à la 37e minute de jeu que les Curepipiens ont fait la différence suite à un but de Fabrice Pithia qui prit à défaut le gardien Beardsley Langue d’une frappe à bout portant, au terme d’une splendide action personnelle dont il en a le secret. C’est Stéphane Nabab qui allait sceller le sort des Vacoassiens, réalisant le doublé à la 66e et 75e minutes de jeu. D’abord, à l’issue d’un mouvement superbement orchestré et ensuite d’un contre dévastateur. Le coach curepipien est très content de disputer la finale.
« Nous avons livré une performance correcte. Nous avons eu des difficultés en première mi-temps mais en deuxième, nous avions beaucoup plus de maîtrise et nous nous sommes bien appliqués. Je suis très content d’avoir gagné. Nous continuons à avancer et nous nous retrouvons une nouvelle fois en finale. Nous avons tiré des enseignements de la finale perdue contre le Pamplemousses SC et nous allons cette fois-ci rectifier le tir », souligne le coach curepipien, Fidy Rasoanaivo.
Ce dernier se méfie toutefois de l’opposition qui ne viendra pas avec la fleur au fusil. « L’ASPL 2000 est une équipe que je connais très bien et que j’ai entraînée. Elle possède de bonnes individualités et des joueurs capables de faire la différence à tout moment. Ils seront très difficiles à battre », explique notre interlocuteur. Il soutient, « C’est la bataille du milieu de terrain qui fera la différence lors de cette finale. L’équipe qui aura la maîtrise du jeu, repartira très certainement avec le trophée. C’est ce que nous nous efforcerons de faire ».
L’ASPL 2000  a, pour sa part, privé le Pamplemousses SC d’un remake de la finale de l’année dernière. Du moins, les Nordistes ne réaliseront pas la passe de deux, la faute aux protégés de Sydney Caëtane qui ne leur ont pas permis de défendre leur couronne. Autant dire que c’est une victoire nette et sans bavure de trois buts à rien. Une revanche pour les Portlouisiens qui s’étaient fait battre par la bande à Henri Spéville en championnat récemment. Les coéquipiers de Bruno Ravina n’ont pas mis longtemps à faire la différence dans cette partie. Il n’aura fallu que 47 secondes pour que l’ASPL 2000 ne prennent les devants au tableau d’affichage.
C’est Doddy Edouard qui mit son équipe sur orbite d’une frappe croisée à ras de terre. Le Pamplemousses SC s’est pourtant beaucoup démené mais n’a rien pu faire, s’exposant aux contres adverses. Les Nordistes ont craqué en fin de partie sur deux reprises frontales,  de Jonathan Ernest (72e) et Doddy Edouard, qui a signé un doublé dans les arrêts de jeu. Aujourd’hui, la formation phare de la capitale tentera de remporter un trophée qu’elle n’a plus gagné depuis 2005. Jonathan Ernest et les siens tenteront de mettre fin à trois années de disette puisque la dernière coupe glanée remonte au titre national de 2011. C’est une rencontre qui s’annonce très disputée entre deux formations qui se rendront coup pour coup.