Place aux demi-finales de la Republic Cup mercredi avec deux rencontres alléchantes à se mettre sous la dent.  Le Pamplemousses SC, tenant du trophée, en découdra avec l’ASPL 2000 alors que dans l’autre rencontre, le champion de Maurice en exercice, le Curepipe Starlight SC, aura comme adversaire l’Association Sportive de Vacoas-Phoenix.
Mercredi dernier, nous avons eu droit aux dernières rencontres des quarts de finale de la Republic Cup opposant d’un côté le Pamplemousses SC à Cercle de Joachim et de l’autre, l’ASPL 2000 à l’AS Rivière du Rempart. Quatre jours après avoir dominé les Nordistes en championnat, la formation de la banlieue de Curepipe espérait remettre ça à Bambous lors de ce choc des quarts de finale mais c’était mal connaître le tenant du trophée qui compte défendre son bien jusqu’au bout. « Nous avons lavé l’affront subi en championnat au stade George V car nous nous sommes fait battre sur le score de 3 buts à 2. Il fallait absolument rectifier le tir et nous nous  sommes attelés à cette tâche avec brio. C’est la victoire qui compte », indique le coach de Pamplemousses, Henri Spéville, très heureux après le succès des siens.
À noter que le club du Nord s’est imposé au finish sur le plus petit score qui soit, et ce, grâce à un pénalty transformé par l’éternel Kersley Appou dans les dernières secondes des arrêts de jeu. « C’est pour nous une belle revanche et mieux encore, cela nous permet d’avancer dans cette compétition. Après le revers en championnat, la déception était énorme et nous avons fait des changements tactiques qui se sont avérés  payants. Les débats étaient assez équilibrés mais on a su faire la différence au moment opportun », explique notre interlocuteur.
Mais le buteur quadragénaire du Pamplemousses SC a laissé filer une belle occasion en manquant un pénalty en première période, le ballon heurtant la transversale d’Aboobakar Augustin. Partie remise pour Appou qui allait sceller le sort des Curepipiens en fin de partie. Véritable coup dur pour l’entraîneur de Joachim, le Congolais Joe Tshupula. « Cela nous a assommé de prendre un but en fin de partie, ne nous donnant pas la possibilité de réagir. C’est difficile à digérer. Nous pouvons également être déçu de ne pas avoir concrétiser nos occasions de buts », souligne-t-il.
Le Pamplemousses SC continue pour sa part son petit bonhomme de chemin, et croisera le fer avec l’ASPL 2000, leader actuel du championnat. « Ce sera définitivement une autre paire de manches. L’ASPL 2000 a toujours été une équipe très coriace et difficile à manier. Nous l’avons battu en championnat sur le score de 2 buts à 1 mais nous avons éprouvé beaucoup de difficultés dans cette partie car nous avons évolué à 10 contre 11. Ce sera un match très intense entre deux équipes qui voudront décrocher leur ticket pour la grande finale. Une chose est sûre, nous tenons beaucoup à notre Republic Cup. Nous allons tout faire pour la garder », ajoute Henri Spéville.
L’ASPL 2000, adversaire du Pamplemousses SC, a facilement disposé en quarts de finale de l’AS Rivière du Rempart sur le score de 2 buts à 0. Cette rencontre s’est tenue au stade Auguste Vollaire. Le défenseur central, Bruno Ravina, mit les siens sur orbite à la 12e minute de jeu, ayant profité de la passivité de l’arrière-garde de l’ASRR pour transformer un coup en coin venant du Malgache Andry Lalaina de la gauche. Il fut imité par le Camerounais Kevin Nattomen, qui, d’une superbe frappe croisée, scella le sort des Nordistes, à la 38e minute de jeu, suite à un contre joliment orchestré. « L’essentiel était avant tout de se qualifier pour le tour suivant. Nous l’avons fait avec la manière et je tiens à féliciter mes joueurs. Nous espérons poursuivre sur cette même lancée », déclare Sydney Caëtane, coach de l’ASPL 2000.
L’autre rencontre mettra aux prises le Curepipe Starlight à l’Association Sportive de Vacoas-Phoenix. Le club phare de la capitale, avait obtenu sa qualification pour les demies après avoir offert un récital offensif contre l’Union Sportive de Beau-Bassin-Rose-Hill (USBBRH) sur le score de 6 buts à 1. L’ASVP avait pour sa part battu Petite-Rivière-Noire aux tirs aux buts (5-4), le match étant de 0 à 0 à la fin du temps reglementaire. Sur papier, la bande à Fidy Rasoanaivo paraît être en mesure de prendre la mesure de son adversaire. Attention toutefois à ne pas sous-estimer l’adversaire qui ne viendra pas avec la fleur au fusil.