La compétition de football féminin lancera, cet après-midi à 17h au stade Jean-Ivoula à Saint-Denis, les 9es Jeux des îles de l’océan Indien à La Réunion. Une heure plus tard au stade Michel-Volnay à Saint-Pierre, nous aurons droit à un grand classique entre La Réunion et Maurice. Les deux grands rivaux s’affronteront pour la sixième fois depuis 1985, avec un avantage de quatre victoires pour l’équipe hôte contre deux à Maurice.
Ce Réunion/Maurice de la poule B s’annonce décisif, dans le sens où le vainqueur prendra un avantage certain sur la première place en attendant de jouer ensuite les Comores, prochain adversaire du Club M, demain soir (20h) au stade Lambrakis au Port. Dans le camp mauricien, on est tous conscients de l’enjeu, à commencer par le sélectionneur national, le Français Alain Happe qui, rappelons-le, ne sera pas sur le banc à St-Pierre.
« Nous avons un bon groupe avec lequel nous travaillons depuis quelques mois. L’important maintenant est de voir comment les joueurs vont réagir pendant la compétition. Nous sommes tous conscients de l’importance de ces Jeux et les joueurs savent quoi faire », a-t-il déclaré.
Le Français est toutefois d’avis qu’il y a des aspects très importants à prendre en considération, notamment le fait que le football mauricien a entamé, lors de la saison écoulée, sa toute première expérience du professionnalisme.
« Les joueurs ont été au rythme de la semaine anglaise depuis plusieurs mois. Sans compter les matches de la COSAFA, les éliminatoires de la CAN et les autres matches internationaux qui arrivent. Cela fait qu’on se retrouve avec une organisation fatiguée. Ce sont des paramètres qu’il faut tenir en compte ».
Le Club M aura aussi à composer avec pas mal de blessures et sans certains de ses expatriés, en particulier les frères Bru, Jonathan et Kevin. Ce dernier n’a pas eu l’autorisation de son club (Ipswich Town en Angleterre) pour effectuer ce déplacement.
« C’est sûr que leur présence nous aurait fait le plus grand bien. Il n’empêche que nous avons un groupe qui vit très bien. Je dirai même un groupe sain et ce, malgré le peu de temps que je suis là. Je suis content de voir ces jeunes avec autant de détermination et de travailler avec eux », explique Alain Happe.
Marquer son territoire d’entrée
C’est la raison pour laquelle il dit être confiant dans ce groupe et ce, même s’il s’attend à un match difficile face aux Réunionnais. « Nous irons ce soir à St-Pierre avec quelques informations glanées ici et là sur notre adversaire. C’est sûr que le match sera difficile, d’autant qu’on sera devant le public réunionnais. Mais il peut aussi l’être pour La Réunion », avance-t-il.
Et qu’en est-il de l’objectif sur l’ensemble de la compétition ? « Nous sommes des compétiteurs et l’objectif sera de faire de notre mieux pour réaliser la meilleure performance possible. La médaille, elle, viendra naturellement. Il ne faut pas oublier que toutes les équipes sont là pour gagner la médaille d’or ».
La Réunion compte quant à elle marquer son territoire d’entrée et cela, l’attaquant Jean-Michel Fontaine, lequel fêtera ses troisièmes Jeux, l’a bien fait comprendre. « C’est le premier match qui donne le ton. On a le devoir de rassurer le public et lui donner envie de nous accompagner dans ces Jeux. Il faut qu’on arrive à se mettre en confiance. C’est important de bien démarrer ».
Mais les Réunionnais restent très prudents tout en sachant la faculté du finaliste des derniers Jeux à déjouer les pronostics. L’entraîneur Jean-Pierre Bade ne cache d’ailleurs pas sa crainte par rapport à cela. « Les Mauriciens ont toujours été réputés pour leur fighting spirit. On connaît leur patriotisme. Même s’il nous est difficile de nous faire une idée de l’équipe actuelle, on s’attend à un combat de tous les instants ».
Fontaine dit, lui, s’attendre à un match fermé et compliqué avec beaucoup de duels et de contacts physiques.