C’est dans l’anonymat la plus total que la Mauritius Football Association, a organisé le 29 septembre dernier, dans ses locaux son assemblée générale annuelle. Une assemblée où certaines absences à l’instar de Mustapha Chitbahall, vice-président, n’est pas passé inaperçu et où depuis, les rumeurs vont bon train sur l’état des relations à l’intérieur du noyau dur de Samir Soobah. En effet, la question est effectivement posée en raison d’une partie de la fin du mandat officiel de 4 ans de l’actuelle équipe dirigeante de la MFA, depuis le vendredi 13 octobre dernier, et aussi par la décision que Samir Sobha a accepté bien malgré lui, à mettre la mise en place d’un « Steering Committee » qui a pour but de valoriser les statuts de la MFA en conformité avec le Sports Act 2016.
Dans ce Steering Committee présidé par Samuel Compty, on ne trouve personne, issue de l’actuel comité directeur de la MFA. En effet, autour de Samuel Compty (régional BBRH) on retrouve Roopesh Neerungun de la région de Pamplemousses, qui représente les équipes professionnelles, Rodney Penny du CSSC issu de la D1 et Shakeel Gooburdhun venant de la D2. Est-ce un signe avant coureur d’un changement qui s’annonce au sein de la MFA? Rien n’est certain, mais toujours est-il que c’est sur l’insistance des clubs présents à l’assemblée générale  que «le tug of war» entre la MFA et le MJS, prenne fin. C’est le pourquoi de ce comité.
Trois points litigieux
Selon son président, il existe trois points litigieux entre les statuts de la MFA et le Sports Act 2016, qu’il faut trouver des solutions. «Nous avons déjà eu une première réunion de travail qui nous a permis d’identifier les problèmes et nous avons besoin maintenant de rencontrer tous les stakeholders pour trouver des solutions qui conviennent à tout le monde, y compris le MJS et le Registrar of Association», a indiqué à Week-End, Samuel Compty.  Ce dernier, souligne de la nécessité pour que ce comité travaille vite, afin de formuler des propositions claires et concrètes à la fin du mois d’octobre.
Selon les informations de Week-End, les trois points litigieux sont :
(1) le membership de la MFA, notamment sur la question qui est celui qui est autorisé à assister et à voter lors d’une assemblée générale
(2) le mode d’élection pour la MFA par poste et
(3) l’absence d’un secrétaire et d’un trésorier au sein du comité directeur de la MFA, alors que le Sports Act, stipule le contraire.
«Nous devons travailler en priorité sur ces trois points et aussi les autres petits détails qui font souvent l’objet des discordes entre le ministère et la MFA. Mais nous devons aussi travailler dans le but de faire respecter les règles déjà établis par la FIFA», rappelle Samuel Compty. Certains, estiment que ce comité peut très vite soumettre ses propositions pour que la MFA tienne son assemblée avant la fin de décembre. Comme le recommande aussi le ministère des Sports, dans un courrier, envoyer à l’instance de Trianon. Par contre Samuel Compty estime, quant à lui, que ce « deadline » sera difficile à respecter.
Il va sans dire que le comité de Samir Soobah, dont le mandat a pris fin vendredi dernier, pourrait continuer à siéger en toute illégalité, le temps qu’une solution soit trouvée. Ce qui démontre encore une fois la mauvaise foi de cette équipe, puisque le nouveau Sports Act est en vigueur depuis janvier 2017. L’ironie veut que Samir Soobah termine son mandat, comme étant le seul président a n’avoir jamais pu signer un chèque de la MFA. Son statut illégal en vertu des lois mauriciennes, fait que le Registrar of Association lui a jamais donné de «security bond». Ce sont Mustapha Chitbahal (vice-président), Ruben Chingagen (assistant secrétaire) et Abdool Rahman Furjun (assistant trésorier) de l’équipe de Vinod Pursunnoo qui ont signé les chéques de la MFA ces quatre dernières années.
Vive la bonne gouvernance selon la…MFA.