Il est désormais Parisien. Le jeune et talentueux Adel Langue, 19 ans, membre de la sélection nationale de football qui évoluait au Cercle de Joachim, a signé au Paris FC pour une année. Le travail, la persévérance, la discipline et surtout le talent ont fini par payer!
« Précoce, disponible, discipliné, professionnel », les propos sont élogieux à l’encontre du jeune footballeur Adel Langue, qui ne cesse de monter en puissance. L’histoire est belle pour ce gamin de Résidence Kennedy, qui a tapé pour la première fois dans la balle à l’âge de 6 ans. « Je suis passé par plusieurs clubs durant ma formation, notamment ceux de Swansea (Quatre-Bornes), Révélation Zeness Kennedy, le précentre de Quatre-Bornes et le Centre National François Blaquart (Réduit) ». Mais c’est en évoluant en milieu de terrain au sein de la formation de Cercle de Joachim que le jeune prodige se révèle aux yeux du grand public, glanant par la même occasion le titre de champion de Maurice.
« Jouer avec Joachim m’a fait grandir et ouvert les portes de la sélection nationale. Je suis un patriote et, étant plus jeune, j’ai toujours rêvé de porter les couleurs du quadricolore », ajoute-t-il. Et il ne quittera plus les seniors puisqu’il est, du haut de ses 19 ans, une pièce maîtresse de la sélection de Joe Tshupula. Techniquement juste, intelligent dans le placement et n’hésitant pas à aller au combat, Adel Langue est l’archétype même du milieu de terrain moderne, infatigable ratisseur de ballon avec cette petite pincée de roublardise dans le jeu. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si ses références s’appellent N’Golo Kanté, Lassana Diarra ou Claude Makelele. « Je regarde beaucoup les joueurs qui évoluent au même poste que moi et qui ont le même petit gabarit. Je suis avant tout un milieu relayeur », souligne-t-il.
En signant au Paris FC, Adel Langue est conscient des attentes placées en lui. « Je suis heureux d’avoir obtenu ce contrat. C’est la chance d’une vie et je ne vais pas décevoir le peuple mauricien. En tant qu’ambassadeur, je me dois de donner le maximum en bossant dur et en élargissant mes connaissances. Je tiens à dire un grand merci à tous ceux qui ont fait de ce projet une réalité, notamment Kevin Manviah, Andy Moutin mais surtout Jonathan Bru », a-t-il ajouté. Le Mauricien passera aussi un diplôme d’entraîneur délivré par la Fédération Française de Football (FFF).
Politique d’exposition à l’étranger
Jonathan Bru, 32 ans, ex-international et cheville ouvrière de la signature du Mauricien avec le club parisien, nous explique que « le transfert a été finalisé mardi ». Et d’ajouter : « il a fait un essai non concluant à Boulogne Billancourt. Je suis convaincu qu’il va réussir dans ce club que je connais très bien. C’est sûr et certain qu’il va franchir un palier car c’est un garçon qui aime apprendre. Il a un bel avenir qui s’annonce devant lui. »
Le secrétaire général de la Mauritius Football Association (MFA), Didier Pragassa, a, pour sa part, spécifier que cette signature s’inscrit dans une politique visant à offrir à un maximum de footballeurs mauriciens une exposition à l’étranger. D’ailleurs, une convention entre le Paris FC et la MFA a été signée.
« Le but est de faire découvrir aux jeunes de nouveaux horizons. Au sein de la fédération, on va essayer de décrocher au minimum un contrat par an avec le Paris FC. Mais tout dépend d’Adel (Langue). Nous plaçons beaucoup d’espoir en lui et c’est sa réussite au sein de ce club qui permettra aux autres joueurs mauriciens de bénéficier de contrats. La balle est dans son camp. Il se doit d’être irréprochable », a confessé Didier Pragassa.
Connaissant le jeune Adel, il saura saisir sa chance et faire flotter très haut le quadricolore mauricien. C’est tout le bien qu’on lui souhaite. D’autant que le Paris FC devrait retrouver la Ligue 2. En effet, après avoir raté la montée en Ligue 2, fin mai contre Orléans, lors des barrages d’accession, le Paris FC devrait l’avoir décrochée un mois et demi plus tard sur le terrain administratif. La décision de la commission d’appel de la Direction nationale de Contrôle de Gestion (DNCG) de confirmer la rétrogradation de Bastia en Ligue 2 en National 1 doit, sauf incroyable revirement de situation, permettre au club de retrouver l’antichambre de l’élite une saison seulement après l’avoir quittée. Et qui sait, peut-être un jour verrons-nous Adel Langue, un Mauricien, évoluer en Ligue 1. Rêvons grand.