Après l’incendie qui a ravagé quelque 40 000 tonnes de cannes dans le Nord, il y a un mois environ, hier la région de Forbach a connu le même sort, avec un sinistre occasionnant des dommages sur une superficie de 250 arpents de champs sous culture de canne. Bilan : quelque 8 000 tonnes touchées. En fin de matinée, un Technical Committee composé des principaux acteurs de l’industrie sucrière s’est réuni au MSIRI à Réduit en vue de dresser un constat et décider de la marche à suivre.
Les dégâts sont certes moins considérables que le précédent important sinistre, mais de grandes manoeuvres devront être enclenchées une nouvelle fois par les compagnies sucrières affectées afin de traiter les cannes brûlées dans les meilleurs délais, évitant ainsi des pertes sèches. D’où la mise en place à 11 heures ce matin d’une cellule de crise réunissant des représentants du ministère de l’Agro-industrie, de la Mauritius Cane Industry Authority, du Cane and Arbitration Department, de l’industrie sucrière, de la police et des Government Fire Services.
Le but premier de ce comité technique : trouver « way forward » après le sinistre dans les champs de cannes hier et qui devrait réduire la récolte prévue initialement pour l’année en cours. Le comité devra se pencher sur l’élaboration d’un plan en vue du broyage d’urgence des 8 000 tonnes de cannes affectées dans un délai de trois jours et cela sans pour autant pénaliser les petits planteurs dont les cannes sont arrivées à maturité. Le ministre de l’Agro-industrie Satish Faugoo n’était pas présent à cette rencontre, étant retenu par d’autres missions ministérielles.
L’alerte d’incendie — au préjudice des sociétés Terra Mauritius Ltd, Labourdonnais et Rouillard Frères — a été donnée hier aux alentours de 11 h 30 au service 115 des pompiers. Devant l’ampleur de la situation, trois casernes de l’île — Port-Louis, Piton et Triolet — ont été mises à contribution en vue de venir à bout de l’incendie et éviter ainsi d’encourir des dégâts considérables comme ceux du week-end des 8/9 septembre ravageant des champs de cannes dans la Nord. Le sinistre a été circonscrit vers 14 h 45 par les soldats du feu sous la responsabilité du Divisional Fire Officer Dorsamy Ayacootee. « Il nous a fallu pratiquement trois heures pour venir à bout de cet incendie. Au départ nous avions eu recours à nos ressources en eau pour tenter de maîtriser le feu, mais les fortes rafales ont complètement joué contre nous. Nous avons ensuite opté pour un exercice de contre-feu qui a porté ses fruits », indique Dorsamy Ayacootee.
La police a initié une enquête en vue de déterminer les circonstances de cet incendie, qui aurait pu avoir des conséquences encore plus graves.