Les jours de Mario Nobin à la tête de la force policière sont-ils comptés ? Certaines sources proches des Casernes centrales répondent par l’affirmative à cette question. Selon elles, l’actuel commissaire de police (CP) devrait quitter son poste dès janvier de l’année prochaine. Il n’y a pas que l’opposition, des syndicats et certaines ONG qui sont remontés contre le CP, critiquent ses décisions et comptabilisent le nombre de scandales ayant touché la force policière ces derniers mois. Le gouvernement est lui aussi divisé sur la performance de l’actuel commissaire, certains souhaitant son départ immédiat, alors que d’autres veulent qu’il reste en place jusqu’à l’âge de sa retraite en septembre de l’année prochaine.

Informé de la situation, le CP avait décidé de faire un move pour se maintenir en place en écrivant une lettre au PMO pour dire qu’en cas de retraite prématurée, il demanderait que tous ses congés dus jusqu’en septembre lui soient payés. Selon certaines sources, il espérait ainsi renforcer sa position et rester en place jusqu’en septembre de l’année prochaine. Selon des sources bien informées, il aurait reçu au début de novembre une réponse à son courrier, mais pas celle qu’il attendait. Le Bureau du Premier ministre l’aurait pris au mot et lui aurait demandé de prendre tous ses congés à partir de janvier de l’année prochaine.

Si la demande contrarie la stratégie du CP pour rester en place, il semble ne pas avoir renoncé à se battre. Dans cette perspective, il aurait demandé à son bureau que la lettre ne soit pas circulée avant son retour de mission la semaine prochaine. Selon les mêmes sources, le CP aurait l’intention de faire un dernier forcing pour conserver sa place dès son retour au pays, ce qui semblerait être, dans la conjoncture politique actuelle, une mission impossible. En effet, selon certaines sources, le gouvernement souhaiterait avoir à la tête des Casernes centrales quelqu’un de sûr en 2019, l’année des prochaines élections.

La nouvelle du possible départ à la retraite prématurée de l’actuel commissaire est loin de susciter des réjouissances dans la force policière. D’autant que le grand favori à sa succession semble M. K. Jugroo, qui ne fait pas l’unanimité et dont le président de la Police Officers Solidarity Union avait dit dans une interview à Week-End que « si le gouvernement le nomme, il commettra une grosse erreur qu’il aura à payer. »