Dans le sillage des remous dans le secteur de l’enseignement supérieur, la Mauritius Qualifications Authority, procède depuis un mois à une vérification tout azimut des training institutions offrant des cours professionnels (autres que les études universitaires) afin de voir si celles-ci opèrent dans les “good practices”. Selon nos informations, les centres de MITD ne sont pas épargnés par ce contrôle.
Selon la loi, toute institution proposant des cours (autres que les études primaires, secondaires, universitaires) doit obligatoirement être enregistrée auprès de la MQA. Pour être habilitée à organiser des cours, l’institution doit respecter une série de critères concernant entre autres le programme d’études, la durée des cours, les qualifications des trainers (ceux qui donnent les cours), les infrastructures existantes, l’environnement, les outils pédagogiques, le diplôme. Sans compter que les trainers doivent obligatoirement être doublement enregistrés, d’abord auprès de la MQA et ensuite dans la matière qu’ils enseignent. Dans les milieux de la formation, on entend souvent le terme « être MQA registered ».
Depuis quelques jours, des officiers de la MQA descendent sur le terrain pour voir si les centres de formation se trouvant sur son registre fonctionnent dans les conditions requises. Dans les milieux de cet organisme, on laisse entendre que ses responsables ne sont pas indifférents aux problèmes qui secouent la Tertiary Education Commission et qu’ils voudraient se mettre à l’abri de toute critique par rapport à d’éventuels manquements dans certaines training institutions. D’autant que des professionnels du secteur de la formation ne cachent pas leur inquiétude quant à la situation peu reluisante de certains centres et approuvent ce « réveil de la MQA ». « C’est une véritable bombe à retardement et on espère que la MQA prendra des sanctions à l’encontre des brebis galeuses », s’attend un des Providers.
Il n’est pas rare d’entendre des cris de colère dans le public concernant le niveau des cours dispensés dans certains centres et l’environnement peu plaisant de ces lieux de formation.
Selon nos informations, les officiers de la MQA procèdent à un contrôle dans le moindre détails et vérifient par exemple, le livre de présence des élèves ; le livre de présence des trainers afin de voir s’ils couvrent effectivement le nombre d’heures requises pour chaque cours ; la durée de chaque cours ; les qualifications des “trainers” ; la qualité de l’environnement et les mesures de sécurité. « Zot pe scrutinize tout », affirmait hier au Mauricien un “trainer” d’un centre de formation publique. « Ils font aussi un inventaire des ressources humaines et de tous les équipements dont dispose chaque training institution. Ils vérifient si les centres sont à jour avec les nouveautés dans les cours qu’ils offrent et par rapport aux équipements qui sont nécessaires pour le bon déroulement de la formation. Ils demandent aussi si les élèves sont couvertes par une assurance », raconte ce formateur.
Les centres de MITD ne sont pas épargnés par cette vérification de la MQA. Selon certaines personnes, les responsables du MITD n’auraient pas « l’esprit tranquille » car l’organisme n’a pas le droit de dispenser certains cours spécifiques n’ayant pas le personnel qualifié dans ces domaines. À titre d’exemple, des Instructors, dispensant des cours pour le NTC-level 3 ne seraient pas “MQA Registered” dans les filières concernées. Le MITD prend au sérieux ce contrôle pointu de la MQA et selon non informations, l’organisme a déjà commencé à revoir de fond en comble l’organisation des cours dans ses centres.