Des médecins exerçant à la clinique Fortis Darné et des directeurs d’autres établissements privés ont été conviés à un « health summit » dans la soirée de jeudi à l’hôtel Maritim à Balaclava. La rencontre médicale était consacrée aux avancées scientifiques dans les domaines de la neurochirurgie, de la chirurgie de la colonne vertébrale et de l’épaule notamment.
Les Dr Sandeep Vaishya, directeur du département de neurochirurgie à Fortis Gurgaon et un des chirurgiens les plus renommés de l’Inde et le Dr Sham Osman, chirurgien orthopédique de Durban et Consultant à Maurice et au Koweït ont répondu aux questions de leurs confrères mauriciens au sujet des cas cliniques présentés. Le Dr Vaishya a d’emblée affirmé que la résistance des patients à la chirurgie du dos est due à des mythes. « Ce n’est pas vrai qu’une opération de la colonne vertébrale provoque la paralysie, des vertiges ou que le patient est trop âgé pour subir une intervention », affirme le neurochirurgien. Il a cité les interventions qu’il a réalisées sur un patient âgé de… 104 ans. L’augmentation de l’espérance de vie entraîne une incidence croissante des maladies dégénératives, dit-il. L’ostéoporose, les tumeurs, des lésions dues à des traumatismes et des blessures ou fractures parfois multiples subis à la colonne vertébrale sont des cas couramment traités dans son service, indique le Dr Vaishya. « Beaucoup arrivent à l’hôpital alors qu’ils sont déjà en fauteuil roulant et qu’ils ont perdu leur mobilité ». Il explique que les traumatismes de la colonne vertébrale sont évitables. Parmi les traitements explorés il cite la thérapie cellulaire. D’autres pathologies sont congénitales. Le chirurgien recourt de nos jours à une chirurgie invasive minimum, une microdiscectomie, des incisions plus petites qui causent moins de dommages aux tissus et permettent un rétablissement rapide.
Le Dr Sharma Osman, chirurgien orthopédique de Durban spécialisé en arthrochirurgie et en médecine du sport, a expliqué quant à lui les dernières tendances en matière de diagnostic et de prise en charge médicale de la douleur de l’épaule. Il indique que cette pathologie est commune à tous les âges. De nos jours, dit-il, que ce soit en cas d’arthrite ou de lésions, une évaluation de l’état de l’os est réalisé par des examens intra-articulaires à l’ultrason par un radiologiste spécialisé. Les causes les plus communes des douleurs de l’épaule sont des traumatismes mineurs, une prédisposition à la tendinite. « Parmi mes patients je constate 25% de diabétiques », dit-il. « Les patients souffrent de restriction de leur mouvements. Et en s’aggravant la douleur devient plus vive pendant la nuit », note-t-il. Les traitements, explique le chirurgien orthopédique, consistent en injections intra-articulaires, au traitement du nerf destiné à redonner au patient sa mobilité.