Steven Obeegadoo, qui a participé au Forum mondial de l’éducation organisé par l’UNESCO, en Corée du Sud la semaine dernière a, dans son intervention à cette occasion, souligné les progrès sans précédent réalisés dans le monde en quinze ans d’efforts en faveur de l’Éducation pour tous (EPT).
Le dirigeant du MMM était à ce forum international en tant qu’ancien ministre de l’Éducation, ancien Directeur de l’UNESCO chargé de l’EPT et Président sortant de la Commission Permanente sur l’Éducation et le Développement des Ressources Humaines du Parlement Panafricain. Il a été appelé à introduire le débat thématique intitulé “Équité et Inclusion : Que personne ne soit laissé pour compte”, en tant que membre d’un panel de haut niveau comprenant le lauréat du Prix Nobel de la paix Kailash Satyarthi, le Directeur général de l’Unicef, Pauline Rose, Professeur en Éducation Internationale de l’Université de Cambridge ainsi que la ministre de l’Éducation du Népal.
Plus de 1 500 enseignants, décideurs politiques, dont Leela Devi Dookun, actuelle ministre de l’Éducation mauricienne, ainsi que les dirigeants d’organisations internationales ont participé à l’édition 2015 du Forum mondial sur l’éducation à Incheon. Ils ont notamment fait le point sur les Objectifs du millénaire pour le développement, selon lequel tous les enfants du globe doivent posséder au minimum une éducation primaire. Ces objectifs ont été adoptés en 2000 par les États membres de l’ONU et doivent être atteints en 2015.
La cérémonie d’ouverture de cette rencontre, la plus importante du monde de l’éducation depuis Dakar en 2000, a vu la participation de nombreuses personnalités. Ainsi, outre Mme Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO et Park Geun-hye, Présidente du pays hôte, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim ainsi qu’Anthony Lake, le directeur général du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) se sont adressés à l’assistance.
Dans son intervention, Steven Obeegadoo a souligné la diminution de près de moitié du nombre d’enfants et d’adolescents non-scolarisés alors que le nombre d’enfants scolarisés au primaire en Afrique est passé de 82 millions à 144 millions de 1999 à 2012. Il a toutefois fait comprendre que l’accès à la scolarisation ne pouvait demeurer le seul objectif et devrait avoir comme compléments l’Équité et la Qualité afin de s’assurer que tous soient scolarisés mais pour achever avec succès le cycle d’éducation de base. Ainsi, l’accroissement des inscrits à l’école devrait aboutir non à la massification de l’enseignement de base mais à une réelle démocratisation reconnaissant et répondant à la diversité des apprenants. Il a aussi fait un plaidoyer en faveur d’un nouveau pacte mondial en faveur d’une éducation de base de bonne qualité, gratuite et obligatoire pour tous incluant une année de préscolaire et le premier cycle du secondaire.
Parmi les principaux intervenants à la cérémonie de clôture figuraient Susan Hopgood, Présidente de l’Internationale de l’éducation ; Kishore Singh, Rapporteur spécial pour le droit à l’éducation ; et Michaëlle Jean, Secrétaire générale de La Francophonie. Les participants se sont accordés pour affirmer que l’éducation est essentielle pour atteindre tous les nouveaux Objectifs de développement durable, à être adoptés par les Nations unies au mois de septembre prochain. La Déclaration finale démontre l’engagement commun à concrétiser cette vision. Elle montre à quel point l’éducation peut transformer les vies.