La Central Water Authority (CWA) a récemment démarré, après une étude d’environ six mois sur le terrain, des travaux de remplacement de vieux tuyaux dans son réseau de distribution de Upper Mare-aux-Vacoas, qui comprend 67 000 foyers desservant environ 220 000 consommateurs, en collaboration avec une équipe singapourienne.
L’objectif de ces travaux, indique Prem Saddul, président de l’organisme, est de réduire le taux de “non-revenue water” de 10 % d’ici à juillet 2015 et de 20 à 25 % dans cinq à dix ans. Ce qui représenterait, dit-il, un taux raisonnable, conforme aux normes internationales.
« Ce réseau date de plus de plus de 80 ans et il connaît un gros problème de fuites », déclare Prem Saddul. D’où la décision de la CWA de se concentrer prioritairement sur lui avant d’étendre les travaux à d’autres régions dans un proche avenir, soit d’ici à 2016. « Le budget pour les deux premières années de travaux est de Rs 1 milliard. Avec un tel budget, nous sommes maintenant plus confiants qu’auparavant », dit-il. Les travaux comprennent le remplacement des compteurs défectueux.
L’expérience acquise lors des travaux à Upper Mare-aux-Vacoas, ajoute Prem Saddul, permettra à la CWA de mieux cerner le problème de “non-revenue water” dans les autres régions. Il rappelle qu’il a fallu environ 60 ans à Singapour pour réduire son taux de “non-revenue water” de 55 % à environ 5 % actuellement. « C’est le taux le plus bas dans le monde », dit-il.
Outre ces travaux, la CWA a également renforcé ses cellules d’urgences, qui s’occupent des doléances du public et des réparations à faire sur les fuites. Six cellules ont ainsi été créées pour couvrir toute l’île Maurice, qui est divisée en six zones, contre une seule auparavant. « Un coordonnateur dirige chaque cellule et sa tâche est de résoudre le problème des fuites le plus rapidement possible et offrir ainsi un meilleur service à la population », déclare le président de la CWA. Ces cellules d’urgence sont actives depuis octobre 2013.
M. Saddul se rappelle de sa visite récente aux États-Unis, à Rhodes Island, en Nouvelle Angleterre. Il y a rencontré le directeur des “water utilities”, avec qui il a discuté de la fourniture d’eau. « Je lui ai demandé quel est son problème le plus sérieux et il m’a répondu que lorsqu’il augmente la pression, les tuyaux se brisent et le nombre de fuites augmente. Lorsqu’il réduit la pression, c’est le public qui hurle », fait-il ressortir, comme pour bien faire comprendre que la CWA fait de son mieux pour satisfaire la population en termes de fourniture d’eau potable.