Paul Bérenger a réclamé lors de la conférence hebdomadaire du MMM, la résiliation du contrat liant la State Trading Corporation à Mangalore Refineries ltd. Le leader de l’opposition a souhaité le lancement d’un appel d’offres international.
Mangalore Refineries ltd s’est prévalue de la clause de cause majeure pour suspendre temporairement ses activités et d’arrêter toutes les livraisons des produits pétroliers à l’exception de celles destinées à Maurice. Évoquant ce dossier samedi, Paul Bérenger a rappelé que dans le passé le MMM avait exprimé son désaccord concernant la conclusion d’un accord exclusif avec Mangalore Refineries Ltd. Il a expliqué que son parti avait trouvé que « mettre tous les oeufs dans un seul panier était dangereux ». « Nous n’étions pas d’accord avec la conclusion d’un contrat exclusif avec Mangalore Refineries sans passer par les appels d’offres. Mais Ramgoolam et Jeetah ont été de l’avant », a déclaré Paul Bérenger.
« Je demande à la State Trading Corporation, maintenant que Mangalore a évoqué la clause de force majeure pour fermer temporairement ses installations, de profiter de cette occasion pour résilier le contrat avec Mangalore et de retourner à la pratique d’antan à savoir le recours aux appels d’offres internationaux et à la transparence pour l’achat de nos produits pétroliers », a souligné le leader de l’opposition. De plus, a observé Paul Bérenger, « le contrat liant la STC à Betamax a un rapport avec celui conclu entre la STC et Mangalore. Maintenant que Mangalore a été fermée, c’est l’occasion de revoir le contrat entre STC et Betamax ».
Concernant la fourniture des produits pétroliers, le leader mauve a observé que le ministre du Commerce Cader Sayed-Hossen a voulu être rassurant. « Je souhaite qu’il ait raison. Cependant, selon l’Indian Express, le Managing director de Mangalore, M. Basu, aurait déclaré que : “Almost all shipments will be affected. We are trying to maintain the Mauritian supply.” Ce qui est, selon lui, plus nuancé et mois rassurant », a-t-il fait comprendre.
Le leader du MMM a aussi évoqué la nomination des membres de l’Equal Opportunities Commission. Paul Bérenger a, à cette occasion, dénoncé ce qu’il a qualifié de mensonge de Navin Ramgoolam pour avoir affirmé qu’il ne pouvait attendre que le leader de l’opposition donne son accord pour aller de l’avant avec les nominations. Il a expliqué que le jeudi 12 avril vers midi il a reçu un appel téléphonique du Premier ministre concernant la nomination du président et des membres de l’Equal Opportunities Commission. Le PM lui aurait fait comprendre que le CV des membres allait suivre. Mais que c’est à son retour chez lui le soir, après avoir participé à des congrès organisés par son parti, qu’il a vu les documents que lui avait communiqués le Premier ministre. Cependant, il a fait part de son étonnement d’apprendre le lendemain que le Conseil des ministres avait approuvé la liste des membres. Paul Bérenger a affirmé qu’il n’est pas d’accord avec le choix du président de la Commission. La personne nommée (Brian Glover) n’est pas à sa place et « maintenant qu’il a été nommé je lui conseille de se retirer tranquillement ».
Paul Bérenger a aussi exprimé son opposition à la nomination « d’un agent politique qui n’est pas à sa place ». Le leader du MMM a affirmé que si demain une personne ayant recours à la Commission n’est pas satisfaite de son ruling et décide de contester sa légitimité, il est disposé d’agir comme témoin.
Paul Bérenger s’était auparavant déclaré très satisfait de l’Assemblée des délégués de son parti ainsi que de la conférence de presse conjointe de SAJ et lui-même alors que, selon lui, le gouvernement « a connu le flop avec le discours-programme et l’interview donnée par le Premier ministre à la presse parlée privée et publique ». Il s’est déclaré convaincu que le meeting du 1er-Mai marquera « le début de la fin de Navin Ramgoolam ».
Le leader du MMM a finalement évoqué la publication de quelque 8 800 dossiers qui ont été acheminés à Londres durant les années 1940 alors que les Britanniques commençaient à quitter les colonies. Paul Bérenger a expliqué que les Britanniques avaient effectué une destruction massive des documents durant cette période. Il a expliqué que dans le contingent de documents qui deviendront publics à compter d’avril de l’année prochaine, on recense des documents sur les Chagos. Il a souhaité que l’historien et universitaire Jocelyn Chan Low soit délégué pour aller les recueillir. Il a demandé au gouvernement de tout faire en vue d’obtenir ces documents qui pourront ensuite être déposés à la bibliothèque de l’Assemblée nationale.