Le Comité de Soutien aux grévistes de la faim, ex-employés du Foyer Namasté, donne le choix à Harry Mootoosamy, président du comité de gestion du Foyer Namasté, de décider de la date et du lieu pour une rencontre. Dans une correspondance adressée à ce dernier le 28 mai, il lui pose six questions quant au sort de cet établissement et de ses employés.
Revenant sur le mouvement de grève d’une vingtaine d’ex-employés du Foyer Namasté, Jack Bizlall, membre du Comité de Soutien, a dans une lettre envoyée cette semaine à Harry Mootoosamy, demandé qu’il éclaircisse la situation. D’abord, il souhaite connaître les conditions de licenciement des 52 employés qui travaillent au sein de l’Association d’Hébergement pour les Personnes Inadaptées (AHPI) dont fait partie le Foyer Namasté. Il s’interroge sur la date à laquelle ces derniers ont reçu leur lettre de licenciement et également s’ils auraient reçu leurs salaires pour le mois d’avril 2013 et s’ils ont eu droit également à un préavis. Dans un deuxième temps, il s’interroge sur la « décision de principe » que compte adopter l’AHPI pour la réouverture de ses institutions et en cas d’éventuelle « réouverture », quels en seront les plans. « Les employés licenciés seront-ils réintégrés à leurs postes ? Quels sont les obstacles pour la réouverture des centres ? »
Selon le Comité de Soutien, M. Mootoosamy est le seul à pouvoir faire la lumière sur cette affaire car les ministères auxquels cette situation a été présentée, notamment celui de l’Égalité des genre, du Développement de l’Enfant et du Bien-être familial, celui de la Sécurité sociale, ont indiqué leurs positions dans des lettres reçues cette semaine.
M. Bizlall explique par ailleurs que Mireille Martin (Égalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être familial) dans une correspondance au Comité de Soutien datant du 27 mai, soutient que son ministère « does not have the mandate to close the shelter and did not do so ». Elle indique également qu’un membre du Foyer Namasté a été informé « of the different facilities from which the workers of Foyer Namasté could benefit (namely under the Workers Programme of the Ministry of Labour and Industrial Relations) pending all necessary procedures to be undertaken by the Board to obtain appropriate licensing for the re-operation of the shelter ». Et à la ministre de tutelle d’indiquer que le Comité « may wish to take up the issue of the ex-employees as well as the re-operation of the Foyer Namasté with the Board of Foyer Namasté, itself ». Le Comité de Soutien rapporte également les propos de Sheila Bappoo à ce sujet. La ministre de la Sécurité sociale, qui a apporté son élément de réponse le 23 mai dernier, a rappelé que « le Foyer Namasté n’est pas reconnu comme une maison de retraite car il n’a pas fait de demande pour un permis d’opération, comme stipulé dans la section 8 de la loi régissant les maisons de retraite ». « Vu que les autorités compétentes n’ont aucune mainmise sur l’AHPI, nous n’avons pas d’autre choix que de nous adresser directement à Harry Mootoosamy », a déclaré un membre du Comité de Soutien. La réponse de ce dernier est toujours attendue.