Le Comité de soutien aux grévistes de la faim, ex-employées du Foyer Namasté, entend prendre une nouvelle voie en vue de sauver la situation d’une trentaine d’employés de l’Association d’Hébergement pour les Personnes Inadaptées (AHPI). La création d’un Trust afin de réembaucher les anciens employés de cette institution est actuellement à l’étude.
« Le Foyer Namasté ne peut être sauvé. Le ministre est formel. Aucun permis de Place of Safety ne sera délivré à cette organisation », rappelle Georges Ah Yan, porte-parole des grévistes de la faim et des ex-employées de cette institution. Depuis la fermeture du centre, des 52 employés, une trentaine sont toujours sans emploi. Parmi, une vingtaine, principalement des femmes, insatisfaits de cette décision, se sont succédé sous le kiosque du Jardin de la Compagnie à Port-Louis, depuis le 1er mai. Ils mènent une grève de la faim sur une base rotative. Le Comité de Soutien, mis en place à cet effet, a envisagé diverses solutions mais sans succès. Hier, une énième tentative de rencontrer la ministre de l’Égalité des genres, a été vouée à l’échec, Mireille Martin n’étant pas disponible à l’heure à laquelle les membres du comité se sont rendus au Newton Tower.
« Sans le permis de Place of Safety, le foyer ne peut poursuivre ses opérations », explique le porte-parole des employés de Namasté. C’est pourquoi, indique Georges Ah Yan, un Trust a été envisagé. « Le Forum Citoyen Libre (FCL) travaille actuellement sur ce projet et tout ce qu’il requiert. Nous le proposerons ensuite aux entreprises », a-t-il déclaré au Mauricien, ce matin. Parmi les objectifs de ce Trust : l’embauche des ex-employés de l’AHPI et offrir des services aux ex-pensionnaires qui désirent s’y inscrire.
Ce Trust sera financé principalement par les compagnies dans le cadre de leur projet de responsabilité sociale d’entreprise. « Et grâce à la création de ce nouvel organisme, les chances pour que le permis de Place of Safety soit délivré par le ministère de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être familial sont plus grandes », soutient-il. Car, rappelle-t-il, bien que le comité de soutien a exigé au Comité de gestion de l’AHPI de « step down », afin de permettre aux quatre centres de continuer d’opérer, « rien n’a été fait jusqu’à présent ». De plus, rappelle-t-il, « les compagnies qui finançaient autrefois l’AHPI ne souhaitent plus être associées à cet organisme ».
Grâce à la création d’un Trust, la situation pour les ex-employés du Foyer Namasté ainsi que ses pensionnaires sera sauvée.
Rappelons qu’une allégation d’abus sexuel sur un pensionnaire mineur plane sur un des responsables du centre, d’où le non-renouvellement du permis.